Berry réaffirme son attachement à Taëf et appelle à préserver la paix civile
Le président de la Chambre, Nabih Berry, lors de la séance du 12 août 2026. ©Ali Fawaz - Hassan Ibrahim / Parlement libanais

Le président du Parlement Nabih Berry a appelé lundi les Libanais à préserver l’unité et la paix civile du pays, à l’occasion du 48e anniversaire de la disparition de l’imam Moussa al-Sadr et de ses deux compagnons.

«La guerre avec Israël exige une approche nationale, loin de tout calcul confessionnel ou communautaire», a déclaré M. Berry, estimant que «ce qui est visé par Israël, ce n’est ni le Hezbollah, ni ses armes, ni le mouvement Amal, ni la communauté chiite, mais le Liban dans son unité et sa paix civile».

«Ne perdez pas le Liban dans des guerres internes», a-t-il lancé.

Le chef du Parlement a également réaffirmé son rejet de l’accord-cadre et mis en garde contre les négociations directes avec Israël «sous le feu». «Sept rounds de négociations: quel en a été le résultat? Les zones occupées se sont étendues, les destructions ont augmenté et le nombre de martyrs s’est accru», a-t-il déclaré, réaffirmant dans le même temps son attachement à l’accord de Taëf.

M. Berry a par ailleurs qualifié l’armée libanaise de «ligne rouge» et rejeté toute remise en cause de son rôle. «Nous n’accepterons pas l’instauration d’une zone tampon ou d’une ceinture de sécurité dans le sud du Liban, sous quelque prétexte que ce soit», a-t-il affirmé, soulignant que «les habitants du Sud n’ont jamais été des partisans de la guerre».

Il a enfin affirmé que le Liban ne renoncerait pas à son droit de poursuivre Israël en justice pour les «crimes de génocide» commis, selon lui, contre les Libanais.


 


 

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