Fusillade dans une rave en Suisse: le ou les auteurs toujours en fuite
Cette photo montre le commissariat de police du canton d'Argovie lors d'une conférence de presse à Schafisheim, dans le nord de la Suisse, le 30 août 2026, à la suite d'une fusillade survenue lors d'une rave à Aarau. ©HAROLD CUNNINGHAM / AFP

La police suisse est encore à la recherche lundi du ou des auteurs des tirs qui ont tué une jeune Italienne et fait cinq blessés dans la nuit de samedi à dimanche lors d'une rave party à Aarau, près de Zurich.

«Je ne peux pas vous indiquer précisément où se déroulent les recherches pour le moment, pour des raisons d'enquête. Mais je peux vous dire que les enquêtes en cours se poursuivent», a indiqué à l'AFP une porte-parole de la police.

«Plusieurs autorités de toute la Suisse et des pays voisins participent à l'enquête», a précisé également la police cantonale dans un communiqué.

Dimanche vers 02h30 (00h30 GMT), des tirs ont retenti au moment où une rave prenait fin à l'hippodrome d'Aarau, dans le canton d'Argovie, dans le nord du pays alpin.

«Les visiteurs s'apprêtaient à rentrer chez eux lorsqu'un ou des inconnus ont tiré plusieurs coups de feu sur un groupe de personnes», a rappelé la police dans son communiqué.

Une Italienne de 22 ans a été tuée. «Elle est morte sur le coup malgré des tentatives de réanimation», selon la police, qui a également fait état de cinq blessés.

Dimanche, la Première ministre Giorgia Meloni avait indiqué que deux Italiens figuraient parmi les blessés, mais la police suisse a précisé lundi qu'il s'agissait en réalité d'une ressortissante allemande et de quatre hommes suisses, âgés de 24 à 31 ans.

Ces derniers «ont été transportés à l'hôpital avec des blessures de légères à graves», a précisé la police cantonale.

Les enquêteurs disent encore ignorer le nombre et l'identité des suspects, ainsi que le mobile de l'attaque.

Dimanche, Michael Leupold, commandant de la police cantonale d'Argovie, avait rapporté que la police avait «retrouvé des traces de deux calibres différents, d'un pistolet ou pistolet-mitrailleur et d'un fusil d'assaut».

«Nous travaillons actuellement sur trois hypothèses, mais nous ne pouvons en privilégier aucune pour le moment. La première est un attentat terroriste, la deuxième une tuerie de masse, et la troisième un simple acte criminel dont le mobile nous est encore inconnu: un règlement de comptes au sein d'un groupe, ou quelque chose de totalement différent», avait-il ajouté.

Les autorités ont de nouveau demandé lundi «à toute personne disposant d'images vidéo de l'événement de les mettre à sa disposition».

Dimanche soir, le président de la Confédération suisse Guy Parmelin a adressé sur X ses condoléances à la famille de la jeune victime italienne, évoquant des «événements tragiques» qui l'ont «profondément touché».

AFP

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