Le président du Parlement, Nabih Berry, a appelé à la mise en place d’une force placée sous drapeau des Nations unies pour prendre le relais de la Finul dans le sud du Liban, si le mandat de cette dernière n’était pas renouvelé au-delà du 31 décembre prochain.
Dans un entretien accordé à Asharq Al-Awsat et publié samedi, M. Berry a insisté sur la nécessité de préserver une référence internationale dans cette région frontalière. Selon lui, une éventuelle force de remplacement devrait bénéficier d’un accord européen et américain et avoir pour mission d’épauler l’armée libanaise dans le déploiement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, parallèlement à un retrait israélien jusqu’à la frontière internationale.
Cette position intervient alors que Washington maintient son opposition au renouvellement de la Finul, selon le quotidien saoudien. Beyrouth redoute qu’un départ de la mission onusienne ne laisse le sud sans mécanisme international de suivi du cessez-le-feu, du déploiement de l’armée libanaise et des violations le long de la Ligne bleue.
Nabih Berry a rejeté l’idée d’accords bilatéraux avec Israël comme alternative à la présence internationale. Tel-Aviv privilégierait cette voie, tandis que le Liban reste attaché au cadre de la résolution 1701 et à un rôle onusien sur le terrain.
Le débat se greffe aux négociations indirectes menées sous parrainage américain à Rome autour de l’« accord-cadre » conclu le 26 juin. Ces discussions butent notamment sur l’élargissement des « zones pilotes », les mécanismes de vérification du déploiement de l’armée libanaise et la question du désarmement du Hezbollah, exigence jugée centrale par Washington pour toute avancée durable.



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