L'Iran a répété vendredi aux États-Unis, après six mois de guerre au Moyen-Orient, que les pressions «ne fonctionnent pas» contre la République islamique, après l'annonce de nouvelles sanctions américaines.
La guerre au Moyen-Orient a été déclenchée le 28 février par des frappes conjointes des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, qui a riposté en visant notamment les pays du Golfe alliés de Washington.
Un cessez-le-feu en avril a mis fin à près de 40 jours de bombardements intenses, et un protocole d'accord en vue de mettre définitivement fin au conflit a été conclu en juin mais celui-ci a volé en éclat en juillet.
Alors que les frappes ont quasiment cessé ces dernières semaines, le conflit se cristallise désormais autour du stratégique détroit d'Ormuz, verrouillé par l'Iran.
«Remettre la diplomatie sur les rails n'est pas impossible. Cela dépend de la compréhension, par les États-Unis, d'un fait simple: la pression ne fonctionne pas», a déclaré le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dans un message publié sur X.
Délaissant le volet militaire, les États-Unis disent vouloir accentuer la pression économique sur l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales depuis des décennies.
«Les États-Unis devraient instaurer la confiance, s'exprimer avec respect, reconnaître nos droits et honorer leurs engagements», a ajouté M. Araghchi.
Il a par ailleurs salué des «discussions constructives» la veille à Téhéran avec son homologue qatari, dont le pays cherche, avec d'autres médiateurs, à relancer la voie diplomatique.
Selon le ministère qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani a souligné à cette occasion «la nécessité de respecter la souveraineté des pays voisins et la liberté de navigation» dans le détroit, insistant sur «l'importance de poursuivre les efforts diplomatiques».
L'Iran affirme que le détroit restera verrouillé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord, prévoyant notamment la levée du blocus américain des ports iraniens et des sanctions économiques contre Téhéran.
AFP



Commentaires