Le pétrole progresse, Ormuz toujours en ligne de mire
©BAKR ALKASEM / AFP

Les cours du pétrole ont terminé en hausse jeudi, les opérateurs gardant les yeux rivés sur les derniers développements au Moyen-Orient, notamment dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, a progressé de 2,12% à 89,70 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, s'est octroyé 1,58% à 83,53 dollars.

En début de semaine, l'Iran et Oman, tous deux riverains du détroit d'Ormuz, qui négocient depuis des semaines les futures modalités de passage, ont dit discuter d'un accord-cadre établissant un «couloir temporaire» et prévoyant une opération de déminage.

Toutefois, la situation sur place reste tendue : un navire a été touché par un «projectile inconnu» qui a provoqué un incendie à bord, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi l'agence maritime britannique, UKMTO.

«Les données relatives aux flux maritimes continuent d'indiquer que le trafic dans le détroit ne représente qu'une fraction des niveaux d'avant-guerre», remarque en outre David Morrison, analyste pour le cabinet Trade Nation.

Les États-Unis ont évoqué dix millions de barils par jour sortants par le détroit, même si ce volume est jugé surestimé par de nombreux experts.

Les acteurs des marchés surveillent également de près les niveaux des stocks mondiaux d'or noir «à mesure que les pays épuisent leurs réserves», note David Morrison.

Selon un récent article du média Axios, citant des responsables américains, le gouvernement par intérim du Venezuela pourrait donner l'accès aux États-Unis à plusieurs de ses champs pétroliers, ancrant davantage le retour des géants pétroliers américains dans le pays.

Caracas dispose des plus grandes réserves d'or noir prouvées au monde.

En parallèle, les stocks stratégiques américains (SPR) sont à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, conséquence des efforts du gouvernement pour pallier les perturbations d'approvisionnement liées à la guerre en cours au Moyen-Orient.

Toujours côté géopolitique, le marché se concentre également «sur le front russe», remarque dans une note Phil Flynn, de The Price Futures Group.

Selon des médias ukrainiens, une attaque sur l'une des plus importantes raffineries de Russie, qui appartient au groupe Lukoil, a provoqué un incendie mercredi.

AFP

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