Le pétrole baisse avec les négociations sur Ormuz entre Oman et l'Iran
Cette photographie obtenue auprès de l’agence de presse iranienne ISNA le 13 août 2026 montre une nappe de pétrole le long de la côte sud de l’île de Qeshm, en Iran, le 13 août 2026. © - / ISNA / AFP

Vers 09H30 GMT (11H30 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, perdait 2,88% à 86,03 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, tombait de 2,73% à 86,03 dollars.

À Mascate, les ministres iranien et omanais des Affaires étrangères ont discuté mardi d'un accord-cadre établissant un «couloir temporaire» et prévoyant une opération de déminage de ce passage maritime stratégique, selon un communiqué conjoint.

Cependant, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a prévenu Washington tôt mercredi sur X que le détroit d'Ormuz ne serait rouvert qu'en échange de la fin de la guerre, de la levée du blocus américain sur les ports iraniens et d'un règlement de la situation au Yémen.

«Les discussions entre l'Iran et Oman représentent le développement le plus constructif autour d'Ormuz depuis un certain temps», estime Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.

Et les sanctions annoncées lundi par les États-Unis dans le but de faire plier l'Iran, «ont été moins précises que prévu», ce qui pourrait être le «signe que les États-Unis espèrent toujours une solution», précise l'analyste.

Par ailleurs, «il y a également des informations selon lesquelles davantage de pétrole quitte désormais le Golfe», affirme M. Rasmussen. Mais les navires passent avec leurs transpondeurs désactivés, ce qui rend l'exercice de suivi maritime particulièrement complexe.

La semaine dernière, le média Axios, citant des responsables américains, avait évoqué le chiffre de dix millions de barils par jour passant par le détroit d'Ormuz.

Ce volume paraît «exagéré», indique à l'AFP Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy. Les chiffres «qu'on arrive à recouper, sont plus proches de trois à quatre millions de barils par jour», même si «ça pourrait être légèrement plus élevé, mais certainement pas dix millions de barils par jour».

Les analystes anticipent un marché volatil, pris entre le risque d'une nouvelle escalade de la guerre et la possibilité de négociations fructueuses qui permettrait un retour progressif à la normale des flux du Golfe accompagnée d'une réduction des coûts du transport maritime et de la prime géopolitique.

AFP

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