Le ministre des Affaires étrangères d'Oman en Iran pour discuter d'Ormuz
Cette photo fournie par le ministère iranien des Affaires étrangères montre le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi (à gauche), en rencontre avec son homologue omanais, Sayyid Badr al-Busaidi, à Mascate, le 12 avril 2025. ©Ministère iranien des Affaires étrangères / AFP

Le ministre des Affaires étrangères d'Oman, Badr al-Busaidi, est attendu mardi en Iran, ont annoncé les autorités iraniennes, alors que Téhéran et Mascate discutent depuis des semaines d'un accord sur les modalités de passage dans le détroit d'Ormuz.

M. al-Busaidi mènera les «consultations politiques en cours entre les deux parties, en tant qu'États riverains du détroit d'Ormuz, afin de contribuer à renforcer la paix et la sécurité dans la région», a déclaré lundi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, dans un communiqué.

Le ministre omanais doit également rencontrer son homologue iranien Abbas Araghchi, pour «renforcer la coopération bilatérale» et «discuter des enjeux régionaux».

En riposte aux frappes israélo-américaines sur son sol le 28 février, qui ont déclenché la guerre au Moyen-Orient, l'Iran a verrouillé le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel circulait, avant le conflit, un cinquième des hydrocarbures mondiaux.

Téhéran a indiqué qu'il entendait imposer des frais de navigation pour des services aux navires y transitant, ce que refusent fermement les États-Unis et certains pays de la région. L'Iran a pris pour cible des navires qui tentent de traverser le détroit sans demander d'autorisation.

De son côté, le président américain Donald Trump martèle avoir le «contrôle total» du détroit et a affirmé qu'il en ferait, après la guerre, un «territoire américain».

Il a également menacé de bombarder Oman si le pays se mettait «en travers» du chemin des États-Unis.

L'Iran et Oman discutent depuis plusieurs semaines pour établir une nouvelle route de navigation dans le détroit.

Mardi, le Qatar, un des pays médiateurs dans le conflit, les a appelés à conclure leurs négociations, pour permettre de «reprendre» les discussions entre les États-Unis et l'Iran.

Téhéran affirme que la voie maritime restera fermée tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, dont la levée du blocus imposé par les États-Unis aux ports iraniens.

AFP

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