Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, rencontrera mardi le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, en pleine reprise des hostilités entre les États-Unis et l'Iran, a annoncé vendredi son bureau.
Des tensions sont apparues entre les deux dirigeants ces derniers mois, tempérées par des déclarations rassurantes de part et d'autre.
M. Netanyahou assistera également aux funérailles du sénateur républicain Lindsey Graham, figure influente des relations américano-israéliennes décédée le 11 juillet, qualifié d'«ami d'Israël» par son bureau.
Benjamin Netanyahou et Donald Trump se sont rencontrés de nombreuses fois depuis le retour au pouvoir de ce dernier, en janvier 2025, et leur dernier entretien remonte au 11 février, à Washington.
Leur nouveau rendez-vous intervient alors que M. Netanyahu brigue un nouveau mandat, lors des législatives du 27 octobre.
Des médias israéliens et américains avaient rapporté que M. Netanyahu cherchait depuis plusieurs semaines à obtenir un nouvel entretien avec Donald Trump, sans qu'une date ne soit arrêtée, alimentant les spéculations sur des frictions entre les deux dirigeants.
À l'arrivée de M. Trump au pouvoir, ils affichaient une forte convergence de vues. Benjamin Netanyahou a souvent qualifié Donald Trump de «plus grand ami qu'Israël ait jamais eu à la Maison-Blanche».
Mais après l'offensive conjointe des deux pays contre l'Iran, le 28 février, alors présentée comme un succès par les deux camps, leur relation a montré des signes de crispation.
En jeu notamment la question de savoir s'il fallait maintenir la pression militaire sur l'Iran ou privilégier une solution diplomatique.
«Nous nous entendons très bien.(Netanyahu) sait qui est le patron», avait déclaré Donald Trump au média américain Axios début juillet,
Lors des négociations ayant conduit à un accord de cessez-le-feu, depuis caduc, entre les États-Unis et l'Iran en avril, Donald Trump avait publiquement laissé éclater sa colère contre son allié israélien.
Le président américain estimait que la poursuite des opérations militaires israéliennes contre le Hezbollah au Liban compliquait les discussions avec Téhéran.
Et quelques heures avant la conclusion du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, il s'était emporté contre les frappes israéliennes au Liban.
«Tu es complètement cinglé? Qu'est-ce que tu es en train de foutre?», a-t-il reconnu avoir déclaré à M. Netanyahou auprès du New York Post en juin.
Le président américain avait aussi qualifié Benjamin Netanyahou de dirigeant «très difficile» dans un autre entretien. «Il devrait nous être très reconnaissant car si l'Iran possédait l'arme nucléaire, Israël ne tiendrait pas deux heures», avait-il ajouté.
Benjamin Netanyahou a minimisé ces différends, reconnaissant «parfois des désaccords tactiques» mais mettant en avant des objectifs communs: désarmer le Hezbollah et empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire.
«Nous pouvons être en désaccord le matin et agir ensemble l'après-midi», a-t-il affirmé.
Les derniers sondages donnent le dirigeant israélien en difficulté, sur fond de colère persistante d'une partie de l'opinion publique pour l'incapacité de son gouvernement à empêcher l'attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023 contre Israël.
AFP



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