Jamais, en 20 ans de mesures, autant de surfaces n'ont brûlé en France à la mi-juillet, selon les données satellitaires du système européen Effis, après notamment les vastes incendies dans le sud et en région parisienne ce mois-ci.
Plus de 42.000 hectares ont brûlé en France entre janvier et la mi-juillet, dépassant le précédent record de 2022. Les surfaces brûlées en 2026 sont déjà nettement supérieures à celles de l'ensemble de l'année 2025.
De la forêt de Fontainebleau aux massifs de la Drôme, du Var et de la Corse, quelque 15.000 hectares sont partis en fumée depuis le début du mois, selon une analyse de l'AFP des données du Système européen d'information sur les feux de forêt (Effis). Cela fait de ce mois le deuxième pire mois de juillet derrière celui de 2022 (27.000 hectares).
Contrairement à 2022, des feux de forêt massifs ont également été enregistrés par Effis en février 2026, traditionnellement une période d'écobuage et de feux allumés volontairement par les pompiers pour nettoyer les forêts.
Le système européen, qui s'appuie sur des images satellitaires pour détecter les zones brûlées, ne recense que les incendies d'au moins 30 hectares. Dans les données arrêtées au 15 juillet sont comptabilisés tous les feux qui ont commencé avant cette date.
Sa méthodologie diffère de celle des autorités françaises, qui ont indiqué lundi qu'«un peu moins de 40.000 hectares» avaient brûlé depuis le début de l'année.
C'est «beaucoup plus que tout ce qui a brûlé l'année dernière et, à la même période en 2022, qui était déjà une saison exceptionnelle» en termes d'incendies, a précisé lundi le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, sur France Inter.
«La semaine qui s'ouvre est une semaine avec un risque assez sévère pour tout le sud-ouest et le sud-est», a-t-il prévenu.
Sur une année complète, le record français s'élève à 66.300 hectares brûlés en 2022. Le total enregistré depuis le début de l'année 2026 représente près des deux tiers de ce niveau.
La France est touchée, comme de grandes parties du continent européen, par une forte sécheresse, conséquence notamment de la vague de chaleur historique qui a frappé la région en juin.
De plus en plus intenses sous l'effet du réchauffement climatique, les feux de forêt ont brûlé plus d'un million d'hectares dans l'Union européenne en 2025, une première depuis le début des mesures d'Effis en 2006.
AFP



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