Le pétrole suspendu à l'évolution de la situation au Moyen-Orient
Des pétroliers déchargent du pétrole brut importé au terminal pétrolier du port de Qingdao, dans la province du Shandong, à l'est de la Chine, le 16 juillet 2026. ©CN-STR / AFP

Les cours du pétrole continuent de faire du surplace jeudi, en attendant de prochaines évolutions au Moyen-Orient, où les frappes américaines et iraniennes se poursuivent.

«Tant que la campagne de bombardements menée par les États-Unis évite de frapper directement les infrastructures pétrolières iraniennes», le conflit semble «s'installer dans le quotidien et être plus ou moins ignoré... jusqu'au moment où cela ne sera plus possible», estime John Evans, analyste chez PVM Energy.

Vers 09H45 GMT (11H45 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, lâchait 0,38% à 84,63 dollars.

Celui de son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en août, se repliait à peine de 0,09% à 79,53 dollars.

Les hostilités ont repris entre les deux belligérants depuis le 7 juillet après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran.

Depuis trois jours, les prix se maintiennent après leur hausse spectaculaire de lundi, consécutive aux menaces de Donald Trump de prendre le contrôle du détroit d'Ormuz.

Le trafic s'est raréfié dans ce passage situé dans les eaux iraniennes et omanaises, par lequel transitait avant la guerre un cinquième du pétrole et du gaz liquéfié (GNL) mondiaux, après l'attaque de plusieurs pétroliers.

Neuf navires transportant des matières premières ont été recensés mercredi par la société de suivi maritime Kpler consultée par l'AFP, contre treize mardi.

Par ailleurs, la Chine a vu sa croissance économique ralentir plus fortement qu'attendu au deuxième trimestre, à 4,3% sur un an, en net essoufflement après une croissance de 5% les trois premiers mois de l'année, d'après des données officielles révélées mercredi.

«La forte réduction des importations de brut de la Chine en 2026» --à «son niveau le plus faible depuis octobre 2016»-- peut s'expliquer en partie par «la lenteur extrême de sa demande intérieure et de sa croissance», explique M. Evans.

Mais le pays était déjà confronté à des difficultés économiques l'an dernier.

Selon l'analyste, le recul de l'appétit de la Chine pour le brut s'explique avant tout par les prix trop élevés du pétrole.

Le prix du gazole a aussi atteint mercredi un plus haut depuis mi-mai, poussé par la décision annoncée le 8 juillet par la Russie, important producteur de pétrole, d'interdire ses exportations de gazole pour faire face aux pénuries de carburant dans le pays, provoquées par les frappes ukrainiennes sur ses raffineries.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire