Beyrouth et Tel-Aviv déterminent l’avenir de la présence internationale dans le Sud
©Ici Beyrouth

Parallèlement aux négociations en cours entre le Liban et Israël et aux démarches visant à mettre en œuvre l’accord-cadre, notamment à travers la mise en place des zones pilotes, la question d’une présence militaire internationale dans le Sud-Liban reste au centre des discussions, à l’approche de l’expiration du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) à la fin de l’année.

Selon les informations disponibles, la nature de cette future présence internationale ne sera pas arrêtée à ce stade, celle-ci n’ayant pas encore été discutée dans le cadre des négociations libano-israéliennes. Toute initiative dans ce domaine devrait d’abord reposer sur un accord libano-américano-israélien, avant d’être soumise au Conseil de sécurité ou de faire l’objet d’un accord avec les pays disposés à s’engager dans le dispositif d’une telle force au Liban.

Parmi les scénarios envisagés, Libanais et Israéliens privilégient une présence militaire américaine active dans ce cadre. Israël fait confiance au rôle de supervision des États-Unis, tout comme le Liban, qui considère que Washington est la seule partie en mesure d’exercer une pression sur Israël pour garantir le respect de ses engagements sur le terrain.

Selon les informations disponibles, les Américains ne pourraient pas constituer à eux seuls la force militaire déployée dans le Sud. Ils préféreraient soit intégrer une commission tripartite américano-libano-israélienne chargée de surveiller les mécanismes de mise en œuvre et le respect des engagements, soit faire partie d’une force internationale d’observateurs chargée de cette mission. La France, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne auraient d’ores et déjà exprimé leur disponibilité à participer à toute mission militaire internationale que le Liban déciderait de déployer dans le Sud.

Toujours selon ces informations, le déploiement d’une force militaire internationale dans le Sud et son efficacité sur le terrain restent conditionnés au retrait israélien et au désarmement du Hezbollah. Au vu du bilan de la Finul depuis 1978, dont l'action s'est révélée très limitée, aucun État ne souhaiterait revivre une telle expérience. Ainsi, les appels au maintien de la Finul sous sa forme actuelle ne devraient pas trouver d’écho, notamment auprès des États-Unis, qui restent favorables à la fin de la mission des forces internationales à l’horizon 2026.

Toutefois Washington ne ferme pas la porte à toute discussion sur ce dossier. Les États-Unis doivent néanmoins tenir compte de la position israélienne, opposée au maintien de la Finul, au motif que le Hezbollah aurait contourné sa présence en creusant des tunnels à proximité de ses positions et en multipliant ses attaques contre ses patrouilles ainsi que contre son personnel, afin d’entraver sa liberté de mouvement et l’exécution de son mandat.

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