Le président du Parlement, Nabih Berry, a exprimé ses réserves sur la mise en œuvre du processus de l’accord-cadre, estimant que la politique israélienne reste marquée par «la procrastination et les manœuvres».
Dans un entretien accordé au quotidien Al-Joumhouria, mardi, il a déploré «la gravité des actes barbares» commis par Israël, qui poursuit, selon lui, la destruction et l’incendie de maisons dans les villages du Sud.
Interrogé sur l’évolution de la confrontation entre Washington et Téhéran, Nabih Berry a décrit la situation régionale comme «négative et sombre» en raison de l’escalade actuelle, exprimant l’espoir que la crise puisse être contenue avant une aggravation.
Selon lui, le retour aux négociations et l’application du mémorandum d’entente restent, à terme, «la seule option».
Répondant à une question sur un éventuel rapprochement du Liban avec la voie américaine plutôt qu’avec d’autres axes, Berry a déclaré : «Je ne suis pas contrarié si une quelconque voie aboutit à un résultat positif qui mette fin à l’agression et à l’occupation».
Il a ajouté : «Qu’ils me mettent au pied du mur et qu’ils me fassent taire avec une réalisation concrète, pas avec une illusion… Je n’ai encore rien vu».
Le chef du Parlement a souligné que les négociations directes ayant abouti à «l’accord-cadre» n’ont, jusqu’à présent, produit aucun résultat tangible pour le Liban. Il a affirmé qu’il serait «le premier à saluer» tout accord permettant le retrait israélien, le retour des déplacés, la libération des prisonniers et la reconstruction.
«Ce qui m’importe au final, c’est de manger le raisin, pas de tuer le gardien», a-t-il déclaré, reprenant un proverbe arabe signifiant que l’objectif est d’obtenir des résultats concrets plutôt que de s’attarder sur les obstacles.
Rejet des «zones pilotes»
Nabih Berry a réitéré son opposition au concept de «zones pilotes» envisagé dans le cadre des arrangements sécuritaires au sud du Liban. Selon lui, cette approche reviendrait concrètement à prolonger le retrait israélien sur une période pouvant atteindre deux ans.
Il a également exprimé des objections de principe à cette proposition, rappelant avoir suggéré auparavant une approche fondée sur les cazas plutôt que sur des zones pilotes.



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