La production pétrolière du Venezuela, qui dispose des plus grandes réserves de la planète, n'a pas été affectée par le double séisme qui a fait plus de 4.500 morts et des milliers de disparus, a déclaré lundi la présidente par intérim Delcy Rodriguez.
«La production pétrolière est déjà à 1.203.000 barils par jour. Nous maintenons le plan de croissance de la production pétrolière pour cette année. (La production) n'a pas été affectée», a affirmé Mme Rodriguez lors d'une réunion télévisée avec des opérateurs économiques.
La production pétrolière, principale source de revenus du pays, se concentre dans l'ouest du pays, dans le lac de Maracaibo, et dans l'est, dans la ceinture de l'Orénoque, alors que le tremblement de terre a principalement touché l'État de La Guaira et la capitale Caracas, située sur la côte nord.
Jadis surnommé le «Venezuela saoudite», le pays est très loin des trois millions de barils produits il y a deux décennies. Des années de mauvaise gestion et de corruption ont fait chuter la production à un plus bas historique de 350.000 barils par jour en 2020.
Mme Rodriguez, qui gouverne sous la pression de Washington après la capture du président Nicolas Maduro par l'armée américaine en janvier, tente d'ouvrir le pays aux investisseurs étrangers. Elle a notamment promulgué une nouvelle loi sur les hydrocarbures qui réduit la participation de l'État dans les activités pétrolières et demande à Washington de lever toutes les sanctions contre son pays.
Un lourd bilan humain
Le bilan du double séisme du 24 juin au Venezuela a été révisé à la hausse lundi, dépassant les 4.500 morts selon des chiffres officiels, et le pays a besoin d'aide humanitaire.
Les autorités n'évoquent pas le nombre de disparus. L'ONU avait estimé qu'il pouvait atteindre jusqu'à 50.000 au surlendemain du drame. Certaines projections avancent plutôt un chiffre proche de 10.000.
De magnitude 7,2 et 7,5, les deux tremblements de terre se sont produits à 39 secondes d'intervalle et ont principalement touché la capitale Caracas et l'État voisin de La Guaira, où des camps accueillent des sinistrés dans des stades, sur des places publiques et sur les trottoirs.
AFP



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