Corée du Sud: l'ex-président Yoon condamné à deux ans de prison pour des sondages illégaux
L’ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol assiste à son procès pénal pour des accusations d’insurrection, au tribunal central du district de Séoul, le 21 avril 2025. ©JUNG YEON-JE / POOL / AFP

La justice sud-coréenne a condamné lundi l'ancien président Yoon Suk Yeol à deux ans de prison pour avoir bénéficié de sondages d'opinion gratuits en échange de son soutien politique.

L'ancien chef de l'État avait déjà été condamné à la prison à vie en février pour «insurrection», après avoir tenté d'imposer la loi martiale en 2024 et envoyé l'armée au Parlement pour le museler. Il a fait appel.

Il a également été condamné à 30 ans de prison en juin pour avoir envoyé des drones en Corée du Nord afin de provoquer Pyongyang et de déclencher la loi martiale.

Destitué en avril 2025, il est actuellement incarcéré.

Cette nouvelle condamnation est toutefois sans lien avec les précédentes.

M. Yoon a été reconnu coupable d'avoir bénéficié de sondages d'opinion gratuits entre 2021 et 2022 en échange de son soutien à un candidat briguant l'investiture de son parti lors d'une élection législative partielle.

«Le tribunal l'a aujourd'hui reconnu coupable d'avoir enfreint la loi sur le financement politique et l'a condamné à deux ans de prison», a déclaré à l'AFP un représentant du tribunal.

Les avocats de M. Yoon ont annoncé leur intention de faire appel.

Le tribunal estime que l'ancien président a agi avec son épouse, Kim Keon Hee, qui attend une décision de la Cour suprême jeudi dans cette affaire.

Elle a déjà été acquittée à deux reprises dans ce dossier.

Mme Kim purge par ailleurs une peine de sept ans de prison pour corruption, ainsi qu'une autre de quatre ans dans une affaire de manipulation boursière.

AFP

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