Le Premier ministre irakien rencontrera Trump à Washington cette semaine
Cette photo distribuée, prise et diffusée par le bureau de presse du Premier ministre irakien le 28 avril 2026, montre le nouveau Premier ministre Ali al-Zaidi en train de parler au téléphone dans son bureau à Bagdad. ©- / IRAQI PRIME MINISTER'S PRESS OFFICE / AFP

Le Premier ministre irakien Ali al-Zaidi se rendra lundi aux États-Unis pour rencontrer Donald Trump, pour son premier déplacement à l'international depuis sa prise de fonction, a annoncé dimanche le porte-parole de son gouvernement.

Ali al-Zaidi est arrivé au pouvoir en avril avec l'assentiment du président américain, alors que les États-Unis pressent Bagdad de désarmer les groupes pro-iraniens, accusés d'avoir mené des centaines d'attaques sur des infrastructures américaines en Irak pendant la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février.

Le Premier ministre «se rend à Washington lundi, avec une délégation de haut-niveau, à l'invitation du président des États-Unis», a annoncé le porte-parole du gouvernement, Haidar al-Aboudi, sans préciser quand la rencontre avec Donald Trump aurait lieu.

Les discussions se concentreront sur «le renforcement des relations économiques et des investissements», particulièrement dans le secteur du pétrole et de l'énergie, a-t-il précisé, lors d'une conférence de presse.

Durant sa visite d'une semaine, le Premier ministre espère attirer des investisseurs, alors que son pays a désespérément besoin de relancer son économie, affectée notamment par l'arrêt des exportations de pétrole du fait des hostilités dans la région.

Le monopole de l'État sur les armes est un prérequis nécessaire pour «assurer la stabilité intérieure (...) et attirer des investisseurs à même de stimuler» l'économie, a affirmé le porte-parole.

Ali al-Zaidi a promis de désarmer les groupes pro-iraniens, bien que certaines factions très puissantes lui tiennent tête.

L'Irak tente depuis des années de conserver un équilibre entre ses partenaires américains et iraniens, eux-mêmes ennemis.

Ce pays, qui fait partie de ceux qui ont fondé l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et dont les exportations de pétrole brut représentent d'ordinaire 90% de ses recettes budgétaires, tente de tourner la page de décennies de guerre et de troubles, mais souffre toujours d'infrastructures et de services publics défaillants et d'une corruption endémique.

Ces derniers mois, Bagdad a conclu plusieurs accords avec des entreprises pétrolières américaines.

D'autres accords devraient être signés cette semaine à Washington, notamment un contrat établissant que l'Irak échangerait 500.000 barils de pétrole par jour contre l'amélioration de son approvisionnement en électricité.

L'Irak ne fournit que quelques heures d'électricité publique par jour à une grande partie de sa population.

Les rassemblements contre les coupures sont récurrents, particulièrement l'été, lorsque les températures grimpent régulièrement jusqu'à 50 degrés.

En signe de soutien à Ali al-Zaidi, Washington a repris les envois de liquidités au titre des revenus pétroliers de l'Irak, gérés par la Réserve fédérale de New York depuis 2003. Ces transferts de fonds avaient été suspendus plus tôt cette année pour accentuer la pression sur Bagdad pour qu'il désarme les groupes armés soutenus par l'Iran.

AFP

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