Nouvelles négociations pour finaliser l'accord de l'OMS sur les pandémies
Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, prend la parole lors d'une conférence de presse sur l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda, à Genève, le 20 mai 2026. ©FABRICE COFFRINI/AFP

Les États membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont ouvert lundi une nouvelle session de négociations sur un élément clé du traité sur les pandémies qui bloque sa finalisation depuis un an.

«Je ne prétendrai pas que la dernière ligne droite sera facile. Elle ne le sera pas. Les divergences qui subsistent sont réelles. Elles comptent pour les populations que vous représentez, et je le respecte», a déclaré à l'ouverture des débats le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

«Mais elles ne sont pas insurmontables (...) Je vous demande donc de vous concentrer sur ce qui compte vraiment. Ne laissez pas le sentiment d'urgence s'estomper», a-t-il exhorté.

Cette septième session du Groupe de travail intergouvernemental (GTI) est prévue jusqu'au 17 juillet pour «rédiger et négocier une annexe à l'Accord de l'OMS sur les pandémies relative au système d'accès aux agents pathogènes et de partage des avantages (PABS)», selon l'OMS.

Après plus de trois ans de négociations lancées à la suite du Covid-19, les États membres de l'OMS avaient adopté en mai 2025 un accord historique visant à mieux se préparer et lutter contre les futures pandémies.

Il vise notamment à garantir un accès équitable aux produits de santé (vaccins, traitements, tests de dépistage).

Mais pays riches et pays en développement avaient échoué à s'entendre sur l'élément central du traité, à savoir le fonctionnement du PABS. Les pays ont donc décidé de s'accorder un nouveau délai.

«Ce système multilatéral doit permettre un accès et un partage des avantages sûrs, transparents, responsables et fondés sur un principe d'égalité», a précisé l'OMS dans un communiqué, ajoutant que l'objectif est de fixer ces modalités «d'ici la 80e Assemblée mondiale de la Santé, en mai 2027», voire «plus tôt, lors d'une session extraordinaire de l'Assemblée mondiale de la Santé en 2026, pour examen».

L'accord global sur les pandémies, destiné à éviter une répétition des dysfonctionnements observés lors de la pandémie de Covid-19, ne pourra entrer en vigueur tant que cette annexe ne sera pas finalisée.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire