Le président syrien Ahmad al-Chareh a complété la formation du premier Parlement de transition de l'ère post-Assad, avec l'annonce mercredi de la nomination du dernier tiers des députés, après la désignation des deux autres tiers par des comités électoraux.
Dès son arrivée au pouvoir fin 2024 à la tête d'une coalition islamiste ayant renversé Bachar al-Assad, le nouveau président a dissous l'Assemblée du peuple, simple chambre d'enregistrement du pouvoir sous le clan Assad pendant des décennies, et proclamé en mars une Déclaration constitutionnelle qui a défini pour cinq ans la période de transition.
Le nouveau Parlement, dont le mandat est de deux ans et demi, exercera les fonctions législatives jusqu'à l'adoption d'une Constitution permanente et la tenue de nouvelles élections, selon cette Déclaration.
Il tiendra sa première réunion le 6 juillet, a annoncé le président du Haut Comité électoral, Mohammad Taha al-Ahmad, lors d'une conférence de presse au siège du Parlement à Damas.
Parmi les 70 députés nommés mercredi figurent 15 femmes et 13 anciens détenus dans les prisons du président déchu Bachar al-Assad. Ce Parlement transitoire tiendra sa première réunion le 6 juillet, ont annoncé les autorités.
Dans un processus qui a commencé en octobre 2025 et qui a été critiqué notamment par des juristes comme antidémocratique, des comités locaux, mis en place par une Haute Commission nommée par le président Ahmad al-Chareh, à travers la Syrie ont désigné une partie des membres du Parlement.
La commission électorale avait annoncé en octobre les noms de 119 membres de la nouvelle assemblée, sur les 140 membres devant être désignés selon ce processus.
Les régions kurdes, principalement dans le nord-est, et la région druze de Soueïda, dans le sud, n'y avaient pas participé pour des «raisons de sécurité».
Les premières ont désigné en mai leurs représentants, plusieurs mois après la conclusion d'un accord sur l'intégration des Kurdes dans les institutions de Damas.
Soueïda n'a toujours pas désigné ses membres, mais le président syrien a nommé deux personnes de cette région, théâtre en juillet de violences ayant fait plus de 1.600 morts, majoritairement druzes, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.
AFP



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