Le pétrole stable, le marché surveille les négociations Iran-États-Unis
Le pétrolier « Al-Yarmouk » navigue dans les eaux du golfe Persique, au large de la ville du Koweït, le 27 juin 2026. ©Yasser Al-Zayyat / AFP

Les cours du pétrole sont stables mardi, le marché attendant les négociations prévues cette semaine entre les États-Unis et l'Iran alors que l'émissaire américain Steve Witkoff est en route mardi pour le Qatar.

Vers 10H45 GMT (12H45 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, cédait 0,38% à 72,87 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, 0,28% à 70,55 dollars.

Les deux camps ont décidé, selon un responsable américain, de cesser leurs attaques, menées en dépit de la signature d'un protocole d'accord à la mi-juin pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient.

«L'Iran a demandé une réunion. Elle aura lieu demain (mardi) à Doha», a affirmé lundi le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Pour le marché pétrolier, le point déterminant reste le flux de navires qui passe dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran autorise un seul couloir de navigation, le long de ses côtes, et souhaite garder le contrôle du passage, ce à quoi s'opposent les États-Unis.

«Après les événements du week-end, on observe une nouvelle baisse du trafic, tant du nombre de pétroliers entrant que de celui des pétroliers sortant», affirme Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management.

Mais «le marché peut sous-estimer le trafic maritime» réel, précise l'analyste, car les données proviennent des transmissions des transpondeurs des navires qui peuvent être désactivées pour éviter d'être repéré par l'Iran.

Les importations chinoises qui restent atones, l'afflux de pétrole en provenance des réserves stratégiques, et le contournement du détroit d'Ormuz par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, expliquent aussi que les cours de l'or noir évoluent à des niveaux proches de ceux d'avant la guerre, estime M. Rasmussen.

Par ailleurs, «le ministère irakien du Pétrole exerce désormais des pressions sur l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) pour obtenir un quota de production plus élevé», soulignent les analystes d'ING.

Selon eux, une plus forte production de l'Opep, «ne ferait qu'alimenter le récit d'un surplus (de production de pétrole, ndlr) pour 2027».

AFP

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