Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé lundi être parvenu à un accord préliminaire avec l'Égypte pour lui débloquer un financement de 1,6 milliard de dollars, à la suite d'une nouvelle évaluation de son programme de réformes économiques.
Cet accord doit encore recevoir la validation formelle du conseil d'administration du Fonds, selon un communiqué de l'institution internationale basée à Washington.
Confrontée à un risque de crise de la dette, l'Égypte a déjà reçu plusieurs enveloppes de soutien, notamment de la part de l'Union européenne, et bénéficie d'un programme d'aide du FMI de 8 milliards de dollars sur près de quatre ans.
Le pays a déjà bénéficié d'une rallonge du FMI, à hauteur de 2 milliards de dollars, annoncée en février.
Si «l'impact de la guerre au Moyen-Orient sur l'économie égyptienne est resté relativement limité, grâce aux mesures politiques prises en temps opportun», le pays ne reste pas moins vulnérable, souligne le FMI.
L'inflation dans les aires urbaines «est restée élevée, à 14,6% en mai, et devrait désormais atteindre 15,8% d'ici la fin de l'exercice budgétaire — un niveau supérieur aux prévisions d'avant-guerre», relève l'institution.
Sur les 1,6 milliard de dollars annoncés lundi, l'essentiel sera octroyé via le mécanisme élargi de crédit (MEDC) tandis qu'une centaine de millions seront liés à l'outil de financement pour soutenir la transition écologique et l'adaptation des pays émergents et en développement.
Dans son communiqué, le Fonds monétaire international met en avant les réformes engagées par l'Égypte pour élargir son assiette fiscale ainsi que pour réduire la présence de l'État dans l'économie.
Les mesures d'austérité introduites dans le cadre du programme de soutien du FMI, la pandémie de Covid-19 et les répercussions de la guerre en Ukraine ont mis à rude épreuve l'économie égyptienne ces dernières années.
Plus récemment, la guerre dans la bande de Gaza et les attaques des rebelles houthis en mer Rouge ont fortement réduit les recettes tirées du canal de Suez, une source majeure de devises étrangères.
Des dévaluations répétées de la monnaie ainsi que la hausse des coûts des carburants et des transports ont encore réduit le niveau de vie des Égyptiens.
AFP


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