L'armée libanaise a affirmé samedi qu'elle ne tolérerait aucun trouble à l'ordre public, au lendemain de manifestations de partisans du Hezbollah contre l'accord-cadre conclu entre le Liban et Israël sous médiation américaine.
Dans un communiqué, le commandement de l'armée a indiqué respecter le droit à la liberté d'expression pacifique, tout en appelant les citoyens à faire preuve de responsabilité face aux appels à manifester à Beyrouth et dans d'autres régions. Il a souligné qu'il ne permettrait «ni atteinte à la sécurité ou à la paix civile, ni blocage des routes, ni dégradation des biens publics ou privés».
أمام ما يواجهه لبنان من تحديات استثنائية، وإذ تؤكد قيادة الجيش احترامها لحرية التعبير السلمي عن الرأي، تدعو المواطنين إلى التحلّي بالمسؤولية في ظل الدعوات إلى تظاهرات وتحرّكات في مدينة بيروت ومناطق أخرى، وتشدد على أهمية الوحدة والتضامن بهدف تجاوز الأخطار المحدقة ببلدنا.
— الجيش اللبناني (@LebarmyOfficial) June 27, 2026
إنّ قيادة… pic.twitter.com/HJ8XAYjOPl
Vendredi soir, peu après l'annonce de l'accord conclu à Washington, des centaines de partisans du Hezbollah sont descendus dans les rues de Beyrouth. Un correspondant de l'AFP a observé des cortèges de motocyclistes scandant des slogans, tandis que l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a fait état de routes bloquées par des pneus incendiés.
Samedi soir, des sympathisants du Hezbollah ont incendié un panneau d'affichage portant le slogan «Lebanon First» installé sur la route de l'aéroport de Beyrouth, selon des médias libanais.
Toujours selon ces médias, l'armée libanaise a arrêté deux personnes qui s'apprêtaient à brûler une représentation du drapeau libanais sur cette même route. Il s'agirait d'un Syrien âgé de 20 ans et d'un Libanais de 15 ans.
Par ailleurs, le mouvement Amal, allié du Hezbollah, a rejeté samedi l'accord-cadre, qu'il a qualifié de texte «déséquilibré» et contraire aux intérêts nationaux. Le parti de Nabih Berry a toutefois réaffirmé son soutien au déploiement de l'armée libanaise sur l'ensemble du territoire et appelé au retrait complet des forces israéliennes, au retour des déplacés, au lancement de la reconstruction et à éviter toute «sédition interne».



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