Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, est arrivé au terme de sa déposition dans son procès pour corruption, a déclaré mercredi à l'AFP une porte-parole du ministère de la Justice.
La fin de cette étape intervient alors que le gouvernement Netanyahou est secoué par le protocole d'accord irano-américain, largement interprété comme préjudiciable aux intérêts du pays.
À l'issue du contre-interrogatoire mené par son avocat mercredi, le Premier ministre s'en est pris violemment aux procureurs, déclarant avoir traversé des "années d'enfer", selon des médias israéliens.
Depuis décembre 2024, le dirigeant - qui a annoncé qu'il se présenterait aux élections législatives prévues d'ici la fin de l'année - a témoigné lors de 98 audiences, dont beaucoup abrégées ou reportées à la demande de sa défense en raison de ses responsabilités gouvernementales ou de problèmes de santé.
Il est poursuivi depuis 2019 dans trois affaires dans lesquelles il nie toute responsabilité: dans deux d'entre elles, il est accusé d'avoir négocié une couverture favorable auprès de médias israéliens, et dans une troisième, d'avoir accepté plus de 260.000 dollars de cadeaux offerts par des milliardaires en échange de faveurs politiques.
M. Netanyahou soutient depuis longtemps être victime d'un "procès politique".
Il a officiellement demandé fin novembre une grâce présidentielle, fort du soutien du président américain Donald Trump, qui a requis un tel geste de son homologue israélien. Ce dernier, Isaac Herzog, continue d'examiner la requête.
M. Netanyahou, qui a dirigé le pays plus longtemps qu'aucun autre chef de gouvernement, est le premier à être jugé pour corruption dans l'exercice de ses fonctions.
Mais les sondages le montrent à la peine: selon une récente enquête de l'Université hébraïque de Jérusalem, plus de 92% des Israéliens estiment que l'Iran a remporté la guerre lancée contre lui par Israël et les Etats-Unis, et le soutien au Premier ministre a chuté de 40,5% début mars à 29,4% en juin.
La colère de l'opinion publique contre les défaillances sécuritaires ayant permis l'attaque sanglante du Hamas du 7 octobre 2023 continuent également de peser sur sa cote de popularité.
AFP



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