Le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’entretient mercredi avec les autorités des Émirats arabes unis, au premier jour d’une tournée auprès de pays alliés du Golfe fragilisés par le conflit au Moyen-Orient.
Arrivé la veille au soir à Abou Dhabi, M. Rubio doit voir à huis clos le président émirati, Mohammed ben Zayed Al Nahyane.
S’exprimant devant la presse mardi soir, le chef de la diplomatie américaine avait indiqué vouloir parler avec les dirigeants des pays du Golfe du protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran et réitéré que Washington n’acceptera pas de péage ou de redevances sur le détroit d’Ormuz, point d’achoppement entre les deux pays.
«Il s’agit d’une voie navigable internationale. Aucun pays n’est autorisé à percevoir des péages ou des redevances sur une voie navigable internationale», a-t-il dit, alors que l’Iran et Oman soulignent au contraire «leur souveraineté sur leurs eaux territoriales».
M. Rubio doit ensuite se rendre dans la journée au Koweït puis à Bahreïn, où il participera jeudi à une réunion des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG).
Il s’agit du premier déplacement d’un haut responsable américain au Moyen-Orient depuis la signature, la semaine dernière, du protocole d’accord et la tenue de négociations entre les États-Unis et l’Iran en Suisse.
La mission s’annonce délicate alors que les pays de la région ont payé un lourd tribut aux frappes américano-israéliennes contre l’Iran, ayant été visés par des représailles à coups de missiles et de drones iraniens lors de cette guerre qu’ils ne souhaitaient pas.
Alliés de Washington aux portes de l’Iran, les Émirats ont ainsi été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l’essentiel des salves iraniennes. Le Koweït et Bahreïn ont également été durement touchés.
Avant le conflit, les Émirats avaient renforcé leur partenariat avec Washington et plaidé à plusieurs reprises pour un règlement de la question du programme de missiles iranien et des groupes soutenus par Téhéran, un sujet absent du protocole d’accord.
Les dirigeants de la région entretiennent de longue date des relations étroites avec le président Donald Trump et ont promis d’investir des milliards de dollars aux États-Unis.
Mais les experts notent qu’ils ont dû largement faire face seuls à la riposte iranienne et qu’ils s’inquiètent de la fiabilité des États-Unis.
AFP



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