Kassem défend le rôle du Hezbollah et réaffirme son alignement avec l'Iran
Cette photo prise le 2 juin 2020 près du kibboutz israélien de Misgav Am, dans le nord d’Israël, montre un char de combat Merkava IV de l'armée israélienne participant à des manœuvres de routine près de la « Ligne bleue », tracée par l’ONU pour marquer le retrait d’Israël du sud du Liban en 2000, à proximité du village libanais d’Adaisseh. © Jalaa Marey / AFP

Le secrétaire général du Hezbollah, Naim Qassem, a défendu mardi le rôle du mouvement chiite au Liban, réaffirmé ses liens avec l'Iran et accusé certaines forces politiques libanaises de s'aligner sur Israël, tout en assurant que le Hezbollah restait attaché à l'accord de Taëf et à la Constitution libanaise.

S'exprimant lors d'une cérémonie de l'Achoura, M. Kassem a remercié l'Iran d'avoir inclus le dossier libanais dans son accord avec les États-Unis. Il a affirmé que le Hezbollah était entré dans le conflit avec Israël en s'appuyant sur le soutien de Téhéran.

«Nous sommes entrés dans la bataille en comptant sur l'Iran, et c'est notre force», a-t-il déclaré.

Le chef du Hezbollah a également assuré que son mouvement poursuivrait sa coopération avec l'armée libanaise «dans toute la mesure du possible», estimant que l'expérience du Hezbollah constituait «l'un des modèles les plus importants de coexistence et de patriotisme dans la pratique».

M. Kassem a réaffirmé l'attachement du Hezbollah à l'accord de Taëf et au cadre constitutionnel libanais, présentant le mouvement comme un acteur national engagé en faveur du partenariat entre les différentes composantes du pays.

Dans le même temps, il a vivement critiqué ses adversaires politiques, affirmant que «certains de ceux qui prétendent être patriotes ont commis des massacres pour éliminer les autres», dans une allusion apparente à certains épisodes de la guerre civile libanaise. Il a également accusé certaines formations politiques libanaises de s'aligner sur Israël, sans les nommer.

Selon lui, la période actuelle est celle du «brisement d'Israël», tout en soulignant que le rapport de force militaire demeure, selon le Hezbollah, l'élément déterminant de la confrontation avec l'État hébreu.

Le secrétaire général du mouvement a par ailleurs estimé que les autorités libanaises disposent d'«une garantie de dissuasion appelée résistance», réaffirmant la position traditionnelle du Hezbollah selon laquelle son arsenal constitue un facteur de protection pour le Liban.

Ces déclarations interviennent alors que le débat se poursuit au Liban sur l'avenir de l'arsenal du Hezbollah, le renforcement de l'autorité de l'État et les négociations en cours visant à mettre un terme aux hostilités le long de la frontière libano-israélienne. Elles illustrent également la volonté du mouvement de maintenir son alignement stratégique avec l'Iran, au moment où Washington et Téhéran poursuivent des discussions diplomatiques incluant le dossier libanais.

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