Trump affirme que l’Iran accepte des inspections nucléaires «du plus haut niveau»
Centrale nucléaire de Bouchehr sur la côte du Golfe persique en Iran ©AFP

Donald Trump a affirmé mardi que l’Iran avait «pleinement accepté» le retour d’inspecteurs nucléaires dans le pays, alors que des discussions techniques se poursuivent en Suisse dans le cadre des pourparlers entre Téhéran et Washington.

«L’Iran a pleinement et totalement accepté des inspections nucléaires du plus haut niveau pour une longue durée (l’éternité !!!). Cela garantira une “honnêteté nucléaire”», a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.

Cette affirmation a toutefois été contredite par l’Iran, qui a indiqué mardi ne pas avoir l’intention d’autoriser l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à inspecter ses principaux sites nucléaires bombardés par Israël et les États-Unis.

«Nous ne prévoyons pas que l’Agence inspecte les installations nucléaires iraniennes endommagées par l’agression militaire américaine et sioniste», a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU à Genève, Ali Bahreini, a lui aussi démenti toute décision en ce sens, estimant qu’«il est trop tôt pour aborder ces questions», qui relèvent selon lui de la prochaine étape du protocole d’accord conclu entre les deux pays.

L’étendue exacte des dégâts causés aux installations nucléaires iraniennes demeure inconnue. Téhéran invoque des raisons de sécurité pour refuser l’accès à ces sites.

Le doute persiste également sur l’état des stocks d’uranium hautement enrichi de la République islamique, l’un des principaux points de contentieux avec Washington. L’Iran nie vouloir se doter de l’arme nucléaire mais demeure inflexible sur son droit à développer une filière nucléaire civile complète.

Selon l’AIEA, l’Iran reste le seul pays non doté de l’arme nucléaire à enrichir l’uranium à 60% et à disposer d’importants stocks. Ce niveau est proche du seuil de 90% nécessaire à la fabrication d’une bombe nucléaire et largement supérieur à la limite de 3,67% fixée pour un usage civil.

Lundi déjà, le vice-président américain JD Vance, qui dirige l’équipe américaine dans les pourparlers en Suisse, avait affirmé que Téhéran avait «accepté d’inviter à nouveau les inspecteurs» de l’AIEA.

AFP

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