Le secrétaire général du Hezbollah, Naim Kassem, a estimé que le «projet visant à affaiblir l’Iran et la résistance dans la région» avait échoué, affirmant qu’une nouvelle phase s’ouvre désormais après, selon lui, la «rupture du projet américano-israélien».
Dans des déclarations faites lors d’une adresse télévisée à l’occasion du ‘Majlis’ de Achoura, Naim Kassem a soutenu que les récents développements traduisent un basculement stratégique dans la région, affirmant que les objectifs de l’«agression» n’ont pas été atteints malgré les combats et les pertes subies.
Il a également affirmé que l’Iran serait sorti renforcé des récents affrontements, évoquant «de lourds sacrifices» et estimant que Téhéran a démontré, selon lui, sa détermination à ne pas renoncer à ses positions.
Abordant la situation au Liban, il a évoqué des milliers de frappes ayant visé le pays au cours des derniers mois, affirmant que malgré ces opérations militaires, la «résistance» reste debout.
Naim Kassem a par ailleurs rejeté l’idée d’un cessez-le-feu qui laisserait à Israël une liberté d’action sur le terrain, estimant qu’un tel schéma est inacceptable. Selon lui, un arrêt des hostilités doit inclure un arrêt total des opérations aériennes, terrestres et maritimes, ainsi que la fin des destructions et des violations territoriales.
Il a également affirmé que le Hezbollah ne reviendra pas à la situation d’avant le 2 mars, ajoutant qu’il n’existe pas, selon lui, de cessez-le-feu réel si Israël conserve une liberté de manœuvre militaire.
Le chef du Hezbollah a enfin insisté sur ce qu’il qualifie de «phase de confrontation» en cours, estimant qu’il n’est pas pertinent de revenir aux discussions des années précédentes, dans un contexte qu’il juge profondément transformé par les événements récents.



Commentaires