Washington entre Tel-Aviv et Beyrouth
©Ici Beyrouth

La pression américaine s’intensifie en vue de parvenir à un cessez-le-feu permanent entre le Hezbollah et Israël. Malgré une trêve fragile, ces efforts n’ont pas encore abouti.

Selon les informations disponibles, les États-Unis s’apprêtent à dépêcher un émissaire au Moyen-Orient afin de faire avancer ce dossier. Celui-ci devrait privilégier une visite en Israël, sans exclure un passage par le Liban.

D’après des sources informées, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a assuré au président de la République, Joseph Aoun, que la dissociation entre le dossier libanais et le dossier iranien était bien établie et irréversible. Il a également réaffirmé l'attachement des États-Unis à la souveraineté de l'État libanais et à l’exercice de son autorité sur l'ensemble du territoire, ce qui ne pourrait se concrétiser qu'à travers le retrait israélien et le désarmement du Hezbollah.

Toujours selon les mêmes sources, les États-Unis multiplient les efforts et entendent les poursuivre afin de parvenir à un accord officiellement annoncé entre le Liban et Israël lors de la prochaine séance de négociations. Ils cherchent à lever l’obstacle avancé par le Liban pour ne pas appliquer les décisions concernant les armes échappant au contrôle de l'État et la présence du Hezbollah.

Le Liban estime que son armée ne dispose pas des moyens nécessaires pour appliquer ces décisions sur le terrain. Pour y répondre, Washington prévoit d’accélérer l’aide déjà promise à l’armée libanaise et de faciliter la tenue d’une conférence internationale destinée à la soutenir.

D’après des informations concordantes, l’initiative américaine concernant la région devrait intervenir à la suite du cycle de négociations entre le Liban et Israël à Washington, ainsi que des pourparlers entre l’Iran et les États-Unis en Suisse. Elle viserait, au-delà de la consolidation du cessez-le-feu, à lancer la mise en œuvre concrète de l’accord écrit attendu entre le Liban et Israël lors du cinquième cycle de négociations, notamment le retrait israélien, la mise en place de zones pilotes ainsi que le renforcement de l’autorité et de la souveraineté de l’État.

Côté israélien, il s’agira en particulier d’examiner les résultats de la première session des pourparlers de Genève. Les Israéliens attendent des réponses claires des États-Unis sur le programme nucléaire iranien, les missiles balistiques et les relais militaires, notamment le Hezbollah.

Selon ces mêmes informations, Washington a donné des assurances à Israël sur ces dossiers, en exigeant la cessation de toute action militaire dans le Liban-Sud, sauf en cas de légitime défense. Israël a indiqué s’y conformer, tout en insistant pour être tenu informé de l’ensemble du déroulement des négociations.

Israël a également exprimé le souhait de recevoir la visite soit du secrétaire d’État Marco Rubio, considéré comme son interlocuteur privilégié, soit de l’émissaire américain Steve Witkoff, soit de Jared Kushner.

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