Netanyahou appelle à préserver la «relation vitale» avec Washington après l'accord américano-iranien
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou donne une conférence de presse à Jérusalem le 15 juin 2026. ©RONEN ZVULUN / POOL / AFP

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a appelé jeudi à préserver la «relation vitale» avec les États-Unis après la conclusion de l'accord irano-américain, rappelant que Washington s'était tenu «aux côtés» d'Israël durant la guerre contre l'Iran.

«Le combat n’est pas terminé, et d’autres défis nous attendent. Ils exigent du discernement, une défense résolue des intérêts sécuritaires d’Israël et, dans le même temps, la préservation de notre relation vitale avec nos amis américains,(...) un partenariat que nous apprécions profondément», a déclaré M. Netanyahou, selon un communiqué diffusé par son cabinet.

Il a aussi réaffirmé, comme l'avait fait auparavant son armée, que les forces israéliennes resteraient dans le sud du Liban et y conserveraient une «zone de sécurité» pour restaurer «la sécurité et la prospérité des communautés du nord d’Israël», et ce «tant que les besoins sécuritaires l'exigeront».

Mais il n’a pas commenté directement l’accord américano-iranien, que certains membres de sa coalition avaient rejeté avant même sa signature et la publication mercredi de son contenu.

Le vice-président américain JD Vance s'en est lui durement pris jeudi aux critiques de Donald Trump au sein du gouvernement israélien, en les appelant à «ouvrir les yeux» et en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

«Ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains», a-t-il lancé, lors d'une conférence de presse à Washington.

L'accord, qui prévoit notamment «une cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban», a été vivement critiqué en Israël, entérinant, selon des analystes, des gains pour l'Iran sans prendre en compte les enjeux de sécurité du pays.

S'il aborde la dilution du stock d’uranium hautement enrichi de Téhéran, il ne mentionne notamment pas le programme de missiles balistiques, dont le démantèlement était l’un des objectifs clés d’Israël pendant la guerre.

Quelques heures avant l’annonce de l'accord, le président Donald Trump avait reproché à M. Netanyahou, en termes très vifs, d'avoir mené des attaques sur la banlieue sud de Beyrouth, qui avaient menacé de faire dérailler les négociations.

«C’est un type très difficile», avait-il dit. «Il devrait nous être très reconnaissant de faire cela. Parce que si l'Iran avait une arme nucléaire, Israël ne tiendrait pas deux heures».

Le président américain a toutefois vanté mercredi, peu avant la signature de l'accord, son «formidable partenariat» avec M. Netanyahou, qualifiant leur désaccord sur le Liban de «petit différend».

AFP

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