Les funérailles de l'ex-guide suprême Ali Khamenei passeront par l'Irak
Des chiites irakiens passent devant une photo du guide suprême iranien assassiné, l’ayatollah Ali Khamenei, lors de leur visite au cimetière du groupe armé pro-iranien Kataeb Hezbollah dans la ville sainte de Najaf, dans le centre de l’Irak, à l’occasion de l’Aïd al-Fitr marquant la fin du mois de jeûne du Ramadan, le 21 mars 2026, en hommage aux défunts et aux victimes des guerres. ©Qassem Al-Kaabi / AFP

Les funérailles prévues en juillet de l'ayatollah Ali Khamenei, qui a dirigé l'Iran pendant près de 37 ans avant d'être tué par des frappes israélo-américaines le 28 février, passeront par l'Irak, a annoncé mercredi le maire de Téhéran.

Les cérémonies qui doivent se dérouler du 4 au 9 juillet passeront par le voisin irakien le 8, a détaillé Alireza Zakani dans une vidéo relayée par les médias d'État, sans préciser où serait le corps du défunt à ce moment-là.

Ses funérailles étaient initialement prévues en mars mais ont été reportées en raison de la guerre.

Un hommage national se tiendra dans la capitale Téhéran du 4 au 6 juillet, où une foule de près de «20 millions de personnes» est attendue selon le maire, ainsi que dans la ville sainte de Qom (nord) le 7 juillet.

Ali Khamenei sera ensuite inhumé le 9 juillet à Machhad, d'où il était originaire.

Depuis l'invasion menée par les États-Unis qui a renversé Saddam Hussein en 2003, l'Irak, pays à majorité chiite comme l'Iran, tente de maintenir un équilibre délicat entre ses liens avec les États-Unis et sa proximité avec Téhéran.

L'Irak abrite des lieux parmi les plus saints de l'islam chiite comme le mausolée de l'imam Hussein à Kerbala ou celui de l'imam Ali à Najaf.

Les autorités irakiennes n'ont pas commenté l'information.

Le fils d'Ali Khamenei, Mojtaba, lui a succédé début mars à la fonction de guide suprême, le troisième depuis l'avènement de la République islamique en 1979.

Blessé lors des frappes qui ont tué son père et de nombreux responsables, il n'est pas apparu en public depuis sa désignation et ne s'exprime que par le biais de communiqués qui lui sont attribués.

Quand le fondateur de la République islamique, Rouhollah Khomeini, est décédé en 1989, quelque 10 millions de personnes avaient assisté à ses funérailles, selon les médias iraniens.

AFP

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