L'accord trouvé entre les États-Unis et l'Iran peut «véritablement changer la donne» au Moyen-Orient mais aussi sur d'autres dossiers comme l'Ukraine, a estimé mercredi le Premier ministre canadien, notant le changement de ton américain vis-à-vis de Moscou.
«Cela crée la possibilité de changer véritablement la donne», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse en marge du Sommet du G7.
«Je fais référence aux discussions que nous avons eues sur l'Ukraine, sur le Liban», a-t-il ajouté, citant un «changement d'orientation, des attentes plus réalistes, quant à l'évolution» de la guerre et «la position à l'égard de la Russie, le renforcement des sanctions contre la Russie, la capacité de fournir un soutien défensif supplémentaire à l'Ukraine».
Il a en outre souligné que les chefs d'État et de gouvernement des sept puissances industrialisées (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) avaient eu «une discussion très détaillée sur le Liban et sur les prochaines étapes à cet égard».
«Oui, il y a des risques. Oui, l'accord doit être mis en œuvre, mais le simple fait qu'il existe et que tant de pays aient été impliqués dans son élaboration et aient un intérêt direct dans son développement crée des effets d'entraînement positifs», a-t-il réagi.
«C'est ce que je crois, et bien sûr, le Canada fera ce qui est en son pouvoir pour soutenir sa concrétisation», a-t-il ajouté.
Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé entre les États-Unis et l'Iran en Suisse vendredi.
La signature lancera une période de deux mois de négociations, avec comme première étape la réouverture très attendue du détroit d'Ormuz.
Outre une paix durable dans la région, l'objectif final est de parvenir à un accord pour encadrer le programme nucléaire iranien, dossier épineux.
La cérémonie se déroulera dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, une montagne surplombant le lac de Lucerne, dans le centre du pays.
Le Sommet du G7, sous présidence française, s'achève ce mercredi avec des pays qui ont affiché un front uni sur la guerre en Ukraine, sur les crises au Moyen-Orient et sur l'Iran.
Mais les discussions de ce mercredi porteront sur des sujets qui divisent, notamment sur la régulation de l'intelligence artificielle ou sur la manière de réduire les déséquilibres économiques mondiaux.
AFP
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