L'UE va reprendre lundi les négociations sur l'adhésion de l'Ukraine
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen (à droite), accueille le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store (à gauche) avant une réunion au siège de la Commission européenne à Bruxelles, le 11 juin 2026. ©NICOLAS TUCAT / AFP

L'Union européenne a annoncé qu'elle reprendrait formellement lundi les négociations avec l'Ukraine en vue de son adhésion, le processus ayant été relancé grâce à la levée du veto hongrois.

«Tous les États membres ont convenu d'ouvrir le premier cluster de négociations d'adhésion avec l'Ukraine et la Moldavie», ont annoncé conjointement vendredi le président du Conseil de l'UE, Antonio Costa, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

«C'est une reconnaissance de la détermination, du courage et du travail acharné dont ont fait preuve les deux pays pour faire progresser les réformes, malgré d'immenses défis», ont déclaré les deux dirigeants, saluant «une étape majeure» en vue de l'élargissement du bloc.

Ce premier groupe de sujets de négociations, un «cluster» en jargon bruxellois, portera sur les valeurs et les principes fondamentaux que les deux pays devront respecter, en vue d'intégrer un jour l'UE.

Pour adhérer au bloc européen, les pays candidats doivent négocier en tout six «clusters» comprenant des dizaines de chapitres, afin que Bruxelles puisse s'assurer qu'ils ont bien assimilé l'«acquis communautaire».

Autrement dit, qu'ils aient adopté et appliqué les très nombreuses règles et normes en vigueur dans l'UE, de l'environnement à l'agriculture en passant par le marché intérieur.

La Hongrie de Viktor Orban, hostile à cette adhésion, avait mis son veto à la poursuite du processus de discussions, pourtant entamé officiellement en 2024, dans la foulée de l'invasion de l'Ukraine par la Russie début 2022.

Ce blocage a été levé après l'élection en avril de son principal opposant, Peter Magyar.

L'Ukraine fait cependant face à un long chemin pour parvenir à intégrer un jour l'UE.

Si elle parvient à boucler avec succès les négociations, ce qui devrait prendre plusieurs années, son adhésion devra recueillir l'accord unanime des 27, et être ratifiée ensuite par chaque État membre, via un vote du parlement ou un référendum.

Pour l'UE, en tout cas, «l'élargissement est un choix stratégique», ont affirmé ses responsables.

«Dans un monde marqué par une incertitude croissante, une Union européenne plus large est dans notre intérêt commun», ont fait valoir Antonio Costa et Ursula von der Leyen.

AFP

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