G7: des ONG réclament «des engagements clairs» pour l’aide au développement
Cette photographie montre l’hôtel Royal surplombant Évian, qui accueillera le prochain sommet du G7, le 10 juin 2026. ©FABRICE COFFRINI / AFP

Des organisations non gouvernementales (ONG), inquiètes de «l’effondrement de la solidarité internationale», ont réclamé mercredi aux États membres du G7 «des engagements clairs» en faveur de l’aide au développement, à quelques jours du sommet d’Évian.

«Les pays du G7 ont coupé l’année dernière 48 milliards de dollars d’aides publiques au développement», a déclaré Alan Anic, chargé de campagne et plaidoyer solidarités internationales au sein d’Oxfam France, lors d’une conférence de presse à Paris.

«Nous demandons des engagements clairs sur cette aide publique au développement, c’est-à-dire un engagement pour que les États riches mobilisent 0,7% du revenu national brut pour cette aide», a ajouté le représentant d’Oxfam, avant le sommet prévu du 15 au 17 juin à Évian (Haute-Savoie).

«Nous demandons également au G7 de permettre des annulations de dettes qui sont insoutenables pour nombre de pays», a appelé Robin Guittard, directeur adjoint du plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire. Il a ajouté que «cette crise représentait 3,4 milliards de personnes qui vivent dans des pays qui dépensent plus d’argent pour rembourser leurs créances que pour aider au développement».

Également au cœur des griefs des organisations, «le choix d’Emmanuel Macron de ne pas fâcher Donald Trump», et donc «de ne pas parler de changement climatique», a estimé Anne Bringault, directrice des programmes à Réseau Action Climat.

«Le G7 n’a pas honoré ses engagements concernant les subventions aux énergies fossiles. En 2017, les États avaient promis de les couper d’ici 2025», a souligné Fanny Petitbon, responsable France de 350.org.

Pour évoquer l’inaction des États, la responsable de l’organisation a également évoqué l’avis consultatif de juillet 2025 de la Cour internationale de Justice, qui a établi qu’octroyer des subventions pour les combustibles fossiles «constituait un fait internationalement illicite».

«Je me demande si le sommet d’Évian ne va pas marquer la mort du G7», a déclaré Robin Guittard, ajoutant que «c’est une question légitime puisque les grands déséquilibres économiques mondiaux ne sont pas à l’agenda du sommet».

Anne Bringault a par ailleurs déploré «que la société civile n’ait pas accès à ce G7, alors que c’est d’usage que nous soyons présents pour observer ce qui se passe dans ces instances».

AFP

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