Les cours du pétrole ont reculé mardi, le marché affichant un regain d'optimisme sur une résolution rapide de la guerre au Moyen-Orient malgré de nouvelles menaces de Donald Trump à l'encontre de l'Iran.
Le prix du baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en juillet, a perdu 3,40%, tombant à 88,20 dollars.
Celui du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, a lui reculé de 2,97%, à 91,45 dollars. Plus tôt dans la séance, il était brièvement tombé à 89,57 dollars, au plus bas depuis le 17 avril.
Mais un message posté par Donald Trump sur son réseau Truth Social a limité sa baisse, sans toutefois entamer pleinement l'espoir du marché.
«Les Iraniens ont abattu la nuit dernière l'un de nos hélicoptères très perfectionnés de type Apache pendant qu'il survolait le détroit d'Ormuz», a écrit le président américain, en précisant que les deux pilotes étaient indemnes.
«Néanmoins, les États-Unis doivent, nécessairement, répliquer à cette attaque», a-t-il ajouté.
Ce changement de ton est notable alors que Donald Trump avait affirmé quelques heures plus tôt que la diplomatie américaine était «dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord».
Ce sont ces propos-là qui ont retenu l'attention des opérateurs.
«La majorité des acteurs du marché croient toujours que le conflit sera bientôt résolu, car cela serait probablement dans l'intérêt de toutes les parties concernées», a rapporté Carsten Fritsch, analyste de Commerzbank.
Le maintien des cours à des niveaux bien inférieurs au pic observé au début de la guerre au Moyen-Orient «pourrait également s'expliquer par le fait que le marché pétrolier s'est adapté à la perturbation de l'approvisionnement en pétrole», selon cet analyste.
Les stocks mondiaux ont été largement mis à contribution ces trois derniers mois.
La Chine a ainsi puisé dans ses réserves afin de diminuer ses importations de pétrole «de 29% sur un an» et «de 50% par rapport au niveau du début de l'année», a relevé Arne Lohmann Rasmussen, analyste de Global Risk Management.
Les États-Unis ont eux prélevé plus de 50 millions de barils sur leur réserve stratégique.
Cependant, ces mesures temporaires de compensation ne signifient pas qu'il y a moins besoin de pétrole et la réouverture du détroit d'Ormuz reste cruciale pour le marché.
Sans un déblocage de ce goulet d'étranglement, il y a «un plancher pour le prix du pétrole» qui limite sa baisse, a estimé Kathleen Brooks, analyste chez XTB.
AFP



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