Les cours du pétrole ont légèrement progressé lundi face au flou géopolitique persistant au Moyen-Orient, la suspension des hostilités entre l'Iran et Israël ayant toutefois limité l'envolée des prix.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, a avancé de 1,25% à 94,25 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, a gagné 0,84% à 91,30 dollars.
En début de séance, le Brent avait pris jusqu'à 5,36%, poussé par la reprise des attaques directes entre l'Iran et Israël au cours du week-end, pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.
Les prix ont ensuite ralenti leur hausse en séance après l'annonce des deux pays d'un arrêt des hostilités, chaque partie menaçant cependant de répondre avec force à d'éventuelles nouvelles attaques.
Le président américain Donald Trump, qui n'a pas caché ces derniers jours ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, avait juste avant tapé du poing sur la table.
«Les négociations finales sur la paix se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer», a-t-il écrit sur le réseau Truth Social.
«Le marché reste convaincu que le président n'a pas vraiment envie de poursuivre cette guerre», explique à l'AFP John Kilduff, d'Again Capital.
«Mais il y a manifestement encore des opérations annexes qui se poursuivent (...) c'est un va-et-vient constant», poursuit l'analyste.
D'autant que le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement environ un cinquième du pétrole mondial, reste quasiment entièrement verrouillé par l'Iran.
Plusieurs acteurs du secteur alertent aussi sur l'érosion rapide des réserves stratégiques de pétrole à travers le monde, mises à contribution depuis le début du conflit au Moyen-Orient pour amoindrir la flambée des prix de l'énergie.
«Nous craignons fortement de toucher un seuil critique dans de nombreux endroits», note M. Kilduff.
Aux États-Unis, en quelques semaines, la réserve stratégique (SPR) a dégonflé de près de 60 millions de barils, selon les chiffres de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).
Il s'agit d'un plus bas depuis janvier 2024, alors que le pays s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils.
AFP



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