La Croix-Rouge a dénoncé vendredi dans un communiqué une attaque survenue lundi et visant des volontaires lors d’une opération d’inhumation menée à l’épicentre de l’épidémie de maladie Ebola en République démocratique du Congo (RDC).
La RDC a déclaré le 15 mai une épidémie de fièvre hémorragique provoquée par le virus Bundibugyo pour lequel il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique. Selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui a déclenché une alerte sanitaire internationale, 381 cas ont été confirmés en RDC, dont 64 décès.
L’épidémie est actuellement présente dans trois provinces du nord-est de la RDC et en Ouganda voisin où 19 cas ont été enregistrés, dont 2 décès, selon le ministère de la Santé.
«La Croix-Rouge de la RDC, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) sont profondément choqués par l’attaque dont ont été victimes des volontaires de la Croix-Rouge qui menaient une opération d’inhumation sûre et digne à Bunia le 1ᵉʳ juin 2026, dans le cadre des efforts visant à endiguer l’épidémie d’Ebola en cours», déplore la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) dans un communiqué.
«Plusieurs volontaires ont été blessés lors de cet incident violent alors qu’ils s’acquittaient de leurs tâches humanitaires. Nous condamnons cet acte inacceptable et exprimons notre solidarité et notre soutien aux volontaires touchés et à leurs familles», poursuit l’organisation.
Au cours des dernières semaines, quelques incidents, notamment des incendies de tentes sanitaires vides ou des intrusions dans des hôpitaux par des membres des communautés locales réclamant la remise de dépouilles de victimes d’Ebola, ont été signalés dans la province congolaise de l’Ituri, foyer de l’épidémie.
L’OMS et le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CACM) ont annoncé vendredi un plan conjoint de 518 millions de dollars (446 millions d’euros) pour lutter contre l’épidémie.
AFP



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