Le Premier ministre Nawaf Salam a affirmé jeudi que la voie des négociations choisie par le Liban constituait «l’option la plus rapide et la moins coûteuse» pour le pays, les Libanais et les habitants du Sud, au lendemain de l’annonce d’un accord sur la mise en œuvre d’un cessez-le-feu entre le Liban et Israël.
Lors de l’ouverture de la réunion du Conseil des ministres, il a présenté comme prochaine étape concrète le déploiement de l’armée libanaise dans des zones pilotes, soulignant que cette mesure ne remettait pas en cause l’objectif d’un retrait israélien complet mais devait au contraire en faciliter la réalisation. Il a appelé l’ensemble des parties à faire prévaloir l’intérêt national sur toute autre considération, estimant que ceux qui retarderaient ou refuseraient la mise en œuvre de cet engagement devraient en assumer la responsabilité devant l’histoire et devant les Libanais.
Revenant sur les discussions menées à Washington les 2 et 3 juin, Nawaf Salam a salué les déclarations du président Joseph Aoun, rappelant que la délégation libanaise avait dû faire face à une forte intransigeance israélienne. Il a réaffirmé que les revendications de Beyrouth demeuraient inchangées depuis le début des pourparlers: un retrait israélien complet du territoire libanais et le retour des habitants dans leurs villages en sécurité et dans la dignité.
Le chef du gouvernement a également insisté sur le fait que l’absence d’hommes armés et d’armes au sud du Litani ne constituait pas une exigence imposée de l’extérieur, mais un engagement pris par le Liban lors de son adhésion à la résolution 1701 en 2006. Quant au monopole des armes par l’État sur l’ensemble du territoire, il a estimé que le pays avait trop tardé à appliquer les dispositions prévues par l’accord de Taëf et reprises dans la déclaration ministérielle.
Pour ce qui est des décisions ministérielles, le Cabinet a chargé le secrétaire général du Conseil, Mahmoud Makkiyé, d’assurer les fonctions de directeur général de l’Autorité de régulation de la culture du cannabis jusqu’à la nomination d’un titulaire. Le gouvernement a également approuvé plusieurs points ordinaires à l’ordre du jour et décidé de dispenser le ministère de l’Éducation de l’organisation des examens du brevet pour l’année 2026.



Commentaires