Les États-Unis ont annoncé avoir réuni les 2 et 3 juin 2026 la quatrième réunion trilatérale de haut niveau entre des représentants israéliens et libanais. À l’issue des négociations menées sous l’égide de Washington, Israël et le Liban sont parvenus à un accord sur la mise en œuvre d’un cessez-le-feu, selon un communiqué conjoint publié à l’issue des discussions.
Un cessez-le-feu sous conditions
Le texte précise que l’entrée en vigueur du cessez-le-feu est conditionnée à un arrêt complet des tirs du Hezbollah ainsi qu’au retrait de l’ensemble de ses combattants de la zone située au sud du Litani.
Les deux parties ont également accepté d’accélérer la création de «zones pilotes» dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif du territoire, à l’exclusion de tout acteur armé non étatique.
Selon le communiqué, ces mesures doivent permettre de progresser vers la conclusion d’un accord global de paix et de sécurité.
Poursuite des négociations directes
Les trois parties ont réaffirmé que l’avenir des relations entre Israël et le Liban devait être déterminé exclusivement par les deux gouvernements souverains. Elles ont rejeté toute tentative, émanant d’un État ou d’un acteur non étatique, de prendre en otage l’avenir du Liban.
Israël et le Liban ont également réaffirmé ne nourrir aucune intention hostile l’un envers l’autre et se sont engagés à poursuivre des négociations directes afin de renforcer la confiance mutuelle, de régler les questions en suspens et de travailler à la conclusion d’un accord global entre les deux pays.
Les délégations ont en outre discuté d’un cadre sécuritaire fondé sur les échanges tenus au Pentagone le 29 mai dernier. Celui-ci vise à garantir durablement la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale du Liban et d’Israël. Le projet comprend notamment le démantèlement des groupes armés non étatiques et la prévention de leur reconstitution.
Le communiqué indique également que toutes les parties ont condamné les attaques iraniennes contre des pays de la région ainsi que les activités qui continuent de déstabiliser le Moyen-Orient, qu’il s’agisse du soutien à des groupes alliés ou d’autres actes d’agression.
Les États-Unis réaffirment leur soutien à l’armée libanaise
Dans le communiqué, Washington a réaffirmé son soutien continu aux gouvernements libanais et israélien dans l’exercice de leur souveraineté. Les États-Unis ont souligné que tout accord visant à mettre fin aux hostilités devait être conclu directement entre les deux gouvernements, sous médiation américaine, et non dans le cadre d’une voie parallèle.
L’administration américaine a également réaffirmé sa volonté de soutenir les Forces armées libanaises afin de renforcer leurs capacités et de leur permettre d’exercer efficacement la souveraineté sur l’ensemble du territoire libanais.
Washington a par ailleurs rappelé les déclarations du secrétaire d’État Marco Rubio du 2 juin, selon lesquelles «le Hezbollah n’est pas seulement un ennemi d’Israël et un ennemi de l’Amérique, mais aussi un ennemi du Liban».
Israël insiste sur le désarmement du Hezbollah
Israël a réitéré sa position selon laquelle sa sécurité et le respect de son intégrité territoriale ne peuvent être garantis que par le désarmement du Hezbollah et le démantèlement de ses infrastructures à travers le Liban.
L’État hébreu a également souligné l’importance de négociations directes sous conduite américaine afin de résoudre les différends encore en suspens et d’aboutir à une paix et une sécurité durables.
Le Liban met l’accent sur la souveraineté et les frontières
De son côté, le Liban a réaffirmé la nécessité du respect mutuel des frontières reconnues internationalement ainsi que l’urgence d’une mise en œuvre complète de l’accord de cessation des hostilités.
Beyrouth a insisté sur les principes de l’intégrité territoriale et de la pleine souveraineté de l’État. Le gouvernement libanais s’est également engagé à renforcer les capacités de l’armée libanaise, avec le soutien des États-Unis, afin d’assurer un contrôle effectif sur l’ensemble du territoire national.
Reprise des discussions fin juin
Enfin, les deux parties ont convenu de reprendre les volets politique et sécuritaire des discussions durant la semaine du 22 juin, dans l’objectif de parvenir à un accord global.
Les États-Unis ont accepté de poursuivre leur rôle de facilitateur des échanges entre Israël et le Liban dans l’intervalle.
Les représentants saluent un accord obtenu sous médiation américaine
Lors de l'annonce du communiqué conjoint, le Chef de cabinet du département d'État américain, Dan Holler, a présenté les principales conclusions de la quatrième réunion trilatérale de haut niveau entre Israël et le Liban, tenue les 2 et 3 juin sous l'égide des États-Unis.
À l'issue de son intervention, l'ambassadeur du Liban aux États-Unis, Nada Moawad a pris la parole et s'est exprimé en arabe.
L'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, a pour sa part salué l'accord obtenu et remercié les dirigeants impliqués dans le processus.
«Cette avancée n'aurait pas été possible sans le leadership du président Trump, du Premier ministre Netanyahou et du président Aoun, et nous leur sommes reconnaissants pour leur leadership», a-t-il déclaré.



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