L'aéroport du Koweït touché par des attaques attribuées à l'Iran, le trafic suspendu
Des agents de sécurité koweïtiens se tiennent sous un écran affichant les portraits de l’émir du Koweït, cheikh Meshal al-Ahmad al-Jaber al-Sabah (R), et du prince héritier koweïtien, cheikh Sabah al-Khaled al-Hamad al-Sabah, accompagnés des mots «Pride and Glory», à l’aéroport international du Koweït à Koweït City le 1er juin 2026. ©YASSER AL-ZAYYAT / AFP

L’aéroport du Koweït a été touché par des drones iraniens, faisant plusieurs blessés, a annoncé mercredi l’armée koweïtienne, une attaque qui a provoqué une suspension du trafic et fragilise davantage encore le cessez-le-feu.

«Des drones ennemis ont ciblé aujourd’hui le terminal passagers (T1) de l’aéroport international du Koweït, dans le cadre d’une agression iranienne, ce qui a entraîné d’importants dégâts matériels et blessé plusieurs personnes», a indiqué l’armée sur son compte X.

L’autorité de l’aviation civile a suspendu le trafic et les vols ont été détournés vers d’autres aéroports, a rapporté l’agence de presse officielle Kuna.

L’armée koweïtienne avait dit à 01H45 (22H45 GMT) être en «train d’intercepter des attaques de drones et de missiles hostiles», tandis que les sirènes d’alerte retentissaient pour la deuxième fois de la nuit, selon l’agence.

L’armée américaine a affirmé de son côté avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, par missiles et drones, contre ses bases et ses alliés dans le Golfe.

«Deux missiles iraniens tirés vers le Koweït sont tombés avant d’atteindre le territoire ou se sont désintégrés en vol, et trois missiles lancés contre Bahreïn ont été immédiatement interceptés par les défenses aériennes américaines et bahreïniennes», a précisé le Centcom.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République d’Iran, ont dit dans un communiqué avoir agi en représailles à deux attaques distinctes menées par les États-Unis contre l’Iran.

Le premier incident concerne «un pétrolier iranien», touché «par un missile» américain près du détroit d’Ormuz. L’Iran affirme avoir riposté en visant un navire, le Panaya, lié à Israël et aux États-Unis selon les Gardiens.

Le deuxième incident concerne une frappe sur l’île iranienne de Qeshm, située dans le Golfe, visant une tour de télécommunication. «En réponse à cette agression», Téhéran a attaqué un pays de la région, non mentionné, ainsi que le siège de la Cinquième flotte navale américaine à Bahreïn, d’après la même source.

Des explosions ont été entendues dans la nuit à Bahreïn où ont retenti les sirènes d’alerte, selon un correspondant de l’AFP.

L’aéroport du Koweït, qui a accueilli près de 15 millions de passagers en 2025, avait été visé à plusieurs reprises par des frappes de représailles de Téhéran dans le Golfe, avant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis le 8 avril. Il avait repris totalement ses opérations au début du mois.

L’Iran accuse certains pays du Golfe alliés de Washington d’avoir autorisé des attaques depuis les bases américaines situées sur leur sol, ce que ces derniers démentent.

AFP

Commentaires
  • Aucun commentaire