En route pour Beyrouth, des ministres allemand et norvégien rebroussent chemin
Des Libanais déplacés se déplacent entre des tentes bleues installées par le gouvernement pour les personnes ayant fui leurs foyers et villages, dans la banlieue sud de Beyrouth et le sud du Liban, remplaçant des camps informels de tentes sur le front de mer de la capitale, le 22 mai 2026. ©Anwar Amro / AFP

Les ministres allemand et norvégien en route pour Beyrouth afin d'y exprimer leur solidarité avec la population libanaise ont dû rebrousser chemin et annuler leur voyage lundi face aux risques de frappes israéliennes, ont annoncé leurs services respectifs.

La ministre allemande du Développement, Reem Alabali Radovan, et son homologue norvégien, Åsmund Aukrust, ont interrompu leur voyage en phase d'approche de Beyrouth «pour des raisons militaires» en raison de la «situation qui s'aggrave rapidement», a indiqué une porte-parole du ministère allemand à l'AFP.

À Oslo, une porte-parole du gouvernement norvégien a confirmé à l'AFP l'annulation du voyage .

Les deux responsables qui étaient à bord d'un avion militaire allemand ont finalement atterri à Chypre et l'appareil doit retourner à Berlin, selon le journal norvégien VG.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a demandé lundi à l'armée de frapper «des cibles terroristes» dans la banlieue sud de Beyrouth.

La veille, il avait ordonné l'intensification de l'offensive au Liban, où l'armée israélienne frappe des positions du Hezbollah, allié de Téhéran.

«Plus de 3.000 personnes ont été tuées depuis le mois de mars. Ce qui se passe maintenant rend encore plus important de montrer notre solidarité», a déclaré le ministre norvégien de l'Aide au développement, Aasmund Aukrust, par téléphone à VG.

Les Libanais «doivent savoir que, côté norvégien, nous continuerons à nous battre pour eux et pour le droit international humanitaire», a-t-il ajouté.

Dans une déclaration, Mme Alabali Radovan a appelé «toutes les parties» à la désescalade et exigé des négociations en vue d'un cessez-le-feu.

Selon VG, les deux ministres devaient initialement rencontrer le président libanais, des membres de la société civile et des déplacés internes.

L'Iran a réaffirmé lundi que tout accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient était conditionné à un cessez-le-feu au Liban.

AFP

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