Le Premier ministre Nawaf Salam a dénoncé samedi «l'escalade dangereuse et sans précédent» d'Israël dont les troupes progressent dans le sud et mènent des frappes massives, appelant à un cessez-le-feu sans tarder.
Dans un discours télévisé, Nawaf Salam a toutefois défendu la décision des autorités de mener des négociations avec Israël, auxquelles le Hezbollah est opposé, affirmant qu'il s'agissait de «la voie la moins coûteuse» pour le Liban.
«À la lumière de l'escalade israélienne dangereuse et sans précédent au cours des derniers jours, il est nécessaire d'intensifier les efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un cessez-le-feu rapide et réel», a dit le Premier ministre.
Il a accusé Israël de «mener une politique de la terre brûlée et de punition collective», de «détruire des villes et des villages, et de forcer à l'exode leurs habitants», affirmant que cela «ne lui apportera ni la sécurité ni la stabilité».
Évoquant les négociations directes en cours depuis avril avec Israël, il a estimé que leur résultat n'était «pas garanti». «Mais elles sont la voie la moins coûteuse pour notre pays et notre peuple», a-t-il dit.
Des délégations militaires des deux pays se sont retrouvées vendredi à Washington, pour préparer un nouveau round de pourparlers, prévu les 2 et 3 juin, le quatrième depuis que la guerre a éclaté début mars.
Le communiqué publié par les États-Unis à l'issue de la réunion n'a pas évoqué un cessez-le-feu, alors que l'armée israélienne a intensifié ces derniers jours ses opérations aériennes et terrestres au Liban.
AFP



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