Pékin dit avoir chassé une frégate néerlandaise des Paracels, La Haye dément
Un membre de la fanfare de la Marine néerlandaise se prépare à accueillir l'arrivée de la frégate HNLMS De Ruyter de la Marine royale néerlandaise au port de Tanjung Perak, à Surabaya, le 14 mai 2026. ©Juni Kriswanto / AFP

L'armée chinoise a dit avoir mobilisé des moyens maritimes et aériens pour chasser une frégate néerlandaise d'eaux sous son contrôle dans une zone disputée de mer de Chine méridionale mercredi. Le commandement chinois «a mobilisé des forces navales et aériennes et, conformément aux lois et réglementations en vigueur, a pris les mesures nécessaires, y compris des avertissements verbaux et des brouillages électroniques d'avertissement, pour contraindre le navire à s'éloigner», a indiqué mercredi soir un porte-parole militaire dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

L'incident impliquant la frégate De Ruyter s'est produit dans les Paracels, un archipel situé à équidistance des côtes chinoises et vietnamiennes et que se disputent les deux pays. La marine chinoise a repris le contrôle de l'ensemble des îles en 1974 à la suite d'un conflit naval.

Les Pays-Bas ont insisté jeudi sur le fait que leur frégate se trouvait dans les eaux internationales. C'est le dernier incident en date en mer de Chine méridionale, théâtre d'une lutte d'influence de plus en plus tendue.

La Chine en revendique une grande partie des îles et récifs, mais d'autres riverains, Philippines et Vietnam notamment, ont des prétentions concurrentes. L'armée chinoise a parlé de «violation grave» de la souveraineté et de la sécurité nationales de la part du De Ruyter.

Ce dernier avait mis en action à plusieurs reprises son hélicoptère embarqué, violant l'espace aérien chinois, selon le communiqué. L'armée chinoise dit «(mettre) solennellement en garde la partie néerlandaise qui doit cesser immédiatement ses intrusions et ses provocations».

Le ministère néerlandais de la Défense a démenti jeudi que la frégate se soit trouvée dans les eaux territoriales. Cette dernière «poursuit sa route, dans des eaux où la libre circulation est autorisée (...) et opère sur la base du droit international», a déclaré à l'AFP une porte-parole du ministère de la Défense.

AFP

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