Les fidèles musulmans accomplissent mercredi en Arabie saoudite le dernier grand rituel du pèlerinage annuel, la lapidation de Satan, au premier jour de l'Aïd al-Adha, fête majeure de l'islam, sur fond de craintes de reprise de la guerre au Moyen-Orient.
Dès l'aube, des foules de pèlerins réunis dans l'ouest du royaume ont commencé à se relayer sur un site de la vallée de Mina, située à quelques kilomètres de La Mecque, pour jeter des cailloux sur des stèles en béton symbolisant le diable.
Ce rituel reproduit symboliquement la lapidation du diable par Abraham aux trois endroits où Satan aurait tenté de le dissuader d'obéir à l'ordre de Dieu de sacrifier son fils Ismaël.
Plus de 1,7 million de personnes participent au hajj cette année, selon les derniers chiffres officiels mardi, malgré la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre l'Iran.
Téhéran avait riposté en visant des bases militaires et infrastructures énergétiques chez ses voisins du Golfe, notamment en Arabie saoudite.
Un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril mais les négociations pour mettre fin au conflit durablement semblent piétiner.
Le hajj, qui consiste en une série de rites menés sur plusieurs jours, souvent en extérieur, se déroule cette année encore sous une chaleur écrasante.
Mardi, les fidèles ont prié sur le mont Arafat, étape phare du hajj, sous des températures culminant à 45 degrés.
Les pèlerins ont ensuite passé la nuit à la belle étoile à Muzdalifah, à mi-chemin entre Arafat et Mina, où ils ont ramassé des cailloux afin de procéder à la "lapidation du diable".
Après avoir jeté les cailloux, les fidèles retournent à La Mecque, la ville la plus sacrée de l'islam, pour un dernier tour de la Kaaba - structure cubique noire au cœur de la Grande Mosquée vers laquelle les musulmans du monde entier se tournent pour prier -, marquant la fin du grand pèlerinage.
Ce jour coïncide avec l'Aïd al-Adha, une fête célébrée en souvenir du sacrifice qu'avait failli accomplir Abraham en voulant immoler son fils Ismaël, avant que l'ange Gabriel ne lui propose in extremis de tuer un mouton à sa place, selon la tradition musulmane.
A cette occasion, les musulmans égorgent une bête, en général un mouton, et offrent une partie de la viande aux nécessiteux.
AFP


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