Royaume-Uni: le principal rival de Starmer lance sa campagne pour une législative partielle cruciale
Des partisans, dont le député travailliste Barry Gardiner (2e à gauche), tiennent des pancartes de campagne avant l’arrivée du maire du Grand Manchester Andy Burnham, lors du lancement de sa campagne pour une élection partielle à Ashton-in-Makerfield, à l’ouest de Manchester, dans le nord-ouest de l’Angleterre, le 22 mai 2026. ©PAUL ELLIS / AFP

Andy Burnham, considéré comme le principal rival du Premier ministre Keir Starmer au sein du Parti travailliste, a lancé vendredi sa campagne dans le nord de l’Angleterre pour une législative partielle cruciale pour le Labour mais qui s’annonce difficile.

M. Burnham, actuellement maire du Grand Manchester, espère remporter cette élection qui aura lieu le 18 juin face au candidat du parti anti-immigration Reform UK, Robert Kenyon, plombier de profession, afin de retourner au Parlement.

Devenir député à Westminster lui permettrait de tenter de succéder à Keir Starmer à la tête du Parti travailliste et à Downing Street.

Andy Burnham n’a cependant pas voulu dire vendredi si, en cas de victoire, il comptait se lancer dans la course à la succession de Keir Starmer.

Le Premier ministre, arrivé au pouvoir en juillet 2024, est très impopulaire, critiqué au sein du Labour depuis des mois, et plus encore depuis la lourde défaite de son parti à des élections locales début mai.

Andy Burnham a promis «le changement», lors d’un discours prononcé dans la circonscription de Makerfield, située près de Manchester. «La politique dans ce pays, la politique britannique, est fatiguée. (...) Elle a besoin d’un nouveau scénario», a déclaré le candidat.

«Je sais que mon propre parti doit changer. Nous devons faire mieux que ce que nous avons fait jusqu’à présent», a-t-il ajouté, dans une pique envers Keir Starmer.

Andy Burnham est, selon des sondages, la personnalité politique la plus populaire au Royaume-Uni. Mais son élection est loin d’être acquise.

Josh Simons, le député travailliste de la circonscription qui a décidé de démissionner pour permettre à Andy Burnham de se présenter, avait été élu aux législatives de 2024 avec quelque 45% des voix contre près de 32% pour le candidat de Reform UK, qui était déjà Robert Kenyon.

Mais lors des élections locales début mai, Reform UK a remporté les scrutins qui avaient lieu dans la circonscription. Et le dirigeant de ce parti, Nigel Farage, a prévenu que sa formation jetterait «toutes ses forces» dans cette législative partielle.

En cas de victoire, Andy Burnham et les autres prétendants à la succession de Keir Starmer, dont son ex-ministre de la Santé Wes Streeting, devront obtenir le soutien de 81 députés travaillistes (sur les plus de 400 à la Chambre des communes) pour déclencher une compétition interne et briguer la tête du Labour.Election.

AFP

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