L’ancien ministre français des Affaires étrangères et envoyé personnel d’Emmanuel Macron au Liban, Jean-Yves Le Drian, a dressé un tableau particulièrement préoccupant de la situation au Liban, qu’il estime «en péril pour son unité et son intégrité».
Interrogé par BFMTV, jeudi, il a affirmé que le Liban est aujourd’hui menacé à la fois dans son unité et dans son intégrité. Selon lui, les divisions entre communautés, notamment autour du Hezbollah et du conflit régional, fragilisent profondément la cohésion nationale.
Selon lui, le Hezbollah «lourdement armé» a «choisi l'Iran plutôt que le Liban» en «commençant à tirer sur Israël» le 2 mars.
Dans ce contexte, Jean-Yves Le Drian a salué le travail des dirigeants libanais, citant notamment le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, qu’il décrit comme des responsables «de haute qualité» faisant preuve de courage face à une situation extrêmement complexe. Il a notamment souligné leurs initiatives visant, selon lui, à sortir le pays de l’impasse actuelle.
Évoquant la récente prolongation de la trêve entre le Liban et Israël, il a estimé que la période de 45 jours représente «un minimum» pour tenter de stabiliser la situation et éviter une nouvelle escalade.
L’ancien ministre a également salué la décision du président libanais de dialoguer directement avec Israël, qu’il considère comme un signal politique important et une preuve d’audace.
Enfin, Jean-Yves Le Drian a insisté sur la nécessité de rétablir pleinement l’autorité de l’État libanais, estimant qu’un État ne peut fonctionner sans le «monopole des armes». Selon lui, la reconstruction institutionnelle du Liban passe par le renforcement de ses structures souveraines et la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.



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