Le dollar avance un peu, porté par les rendements obligataires américains
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE) à New York le 19 mai 2026. ©Photo by TIMOTHY A. CLARY / AFP

Le dollar poursuit son avancée mercredi, toujours aidé par la récente flambée des taux des obligations d’État américaines, les investisseurs peinant à voir une issue au conflit qui secoue le Moyen-Orient et alimente l’inflation aux États-Unis.

Mardi, le rendement des bons du Trésor américain à 30 ans a atteint son plus haut niveau depuis 2007, tandis que celui à 10 ans s’est envolé à son plus haut depuis plus d’un an, à plus de 4,6 %.

«L’écart de taux à 10 ans entre les Américains et les Européens se renforce à mesure que les anticipations de hausse des taux de la Fed augmentent avec l’inflation», ce qui rend le dollar plus attractif, a expliqué Derek Halpenny, analyste chez MUFG.

Après avoir déjà progressé la veille en conséquence, la devise américaine prenait 0,11 % face à la monnaie unique européenne mercredi vers 09h35 GMT (11h35 à Paris), à 1,1592 dollar pour un euro, et grappillait 0,06 % à la livre sterling, à 1,3386 dollar pour une livre.

Cependant, les cours du pétrole redescendent mercredi après le passage «en coordination avec l’Iran» d’un pétrolier sud-coréen par le détroit d’Ormuz, malgré le nouvel échange de menaces entre Donald Trump et l’Iran mardi.

Le prochain président de la Réserve fédérale (Fed), Kevin Warsh, doit par ailleurs prêter serment vendredi à la Maison-Blanche.

Mais il pourrait «ne pas entamer son mandat comme l’espère le président Trump», qui l’a choisi et milite en faveur de baisses des taux d’intérêt, a souligné M. Halpenny.

«Face aux craintes d’inflation qui alimentent les ventes sur le marché obligataire», le successeur de Jerome Powell à la tête de la Fed pourrait être contraint de voter en faveur d’un rehaussement des taux, selon l’analyste.

Pour tenter de cerner les ambitions des membres de la banque centrale américaine, les investisseurs étudieront le compte-rendu (ou «minutes») de sa dernière réunion fin avril, publié plus tard dans la séance mercredi.

Au Royaume-Uni, l’inflation a ralenti davantage que prévu en avril, à 2,8 % sur un an, avec l’entrée en vigueur de deux mécanismes destinés à baisser les factures d’énergie des ménages, décidés avant la guerre au Moyen-Orient.

Bien que «cette lueur d’espoir devrait rapidement disparaître» et la hausse des prix accélérer de nouveau, le marché «s’attend à ce que les éventuelles hausses de taux (cette année, NDLR) soient moins importantes et moins nombreuses que prévu», a rapporté Danni Hewson, analyste chez AJ Bell.
 

AFP

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