Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a annoncé mercredi le report à une date ultérieure de la séance parlementaire consacrée au projet de loi d’amnistie générale, après des manifestations et tensions observées dans plusieurs régions du Liban.
Dans un communiqué publié par son bureau de presse, M. Berry a affirmé que le texte proposé, visant à réduire exceptionnellement certaines peines, cherchait à «rétablir le principe de justice légale et garantir les libertés individuelles», notamment en raison des retards chroniques dans le traitement des jugements pénaux.
Il a indiqué que, malgré les efforts des commissions parlementaires conjointes pour parvenir à un consensus national autour du texte, les événements survenus ces dernières heures dans plusieurs régions du pays avaient conduit au report de la séance.
Selon le communiqué, ces événements ont été accompagnés «d’incitations confessionnelles et religieuses», poussant les autorités parlementaires à repousser la réunion à une date qui sera, selon lui, marquée par «un esprit de consensus».
Plus tôt dans la journée, des manifestations et blocages de routes avaient eu lieu dans plusieurs régions du pays contre le projet de loi d’amnistie générale.
Des partisans de détenus islamistes ont notamment bloqué plusieurs axes routiers à Tripoli, Saïda et Khaldé, ainsi que dans d’autres régions du pays, en protestation contre certaines dispositions du projet de loi adopté avec amendements par les commissions parlementaires conjointes.
Dans le gouvernorat du Akkar, des manifestants ont de nouveau coupé mercredi matin la route Abdeh-Halba au niveau du carrefour de Didloum-Majdla, après un premier blocage durant la nuit à l’aide de pneus enflammés.
La route Chlef-Majdaliya, reliant Tripoli à Zghorta et aux villages voisins, a également été coupée, tandis que des médias locaux ont signalé des perturbations sur la route de la Cité sportive à Beyrouth.
À Palma, dans le nord du pays, des manifestants ont bloqué la route dans les deux sens au niveau du pont de Palma, également à l’aide de pneus incendiés.
Dans la région du Akkar, au pont de Mohammara, des protestataires ont aussi mis le feu à des pneus et appelé à une mobilisation populaire plus large afin de maintenir les routes fermées.
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