L'Otan n'a pas préparé de plan sur sa contribution éventuelle à une opération visant à sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran, mais elle y pense, a assuré mardi son commandant suprême, le général américain Alexus Grynkewich.
«Est-ce que j'y réfléchis? Absolument. Mais il n'y a encore aucune planification tant que la décision politique n'a pas été prise», a-t-il déclaré devant la presse, interrogé sur un éventuel plan de l'Otan pour assurer la sécurité de ce détroit.
Le président américain Donald Trump a vertement critiqué les pays européens de l'Otan pour leur refus de s'impliquer dans la guerre qu'il a déclenchée avec Israël contre l'Iran. Il les a sommés à plusieurs reprises de prendre en charge la réouverture du détroit d'Ormuz, où transitait, avant son blocage par Téhéran, autour de 20% du pétrole produit dans le monde.
La France et la Grande-Bretagne ont pris la tête d'une coalition internationale pour assurer la sécurité du détroit, mais uniquement lorsque les conditions seront réunies, soit une fois la guerre au Moyen-Orient terminée.
«Chaque nation étudie sa réponse et beaucoup, dont la Belgique, la France, l'Allemagne, l'Italie et le Royaume‑Uni, envoient des navires dans la région», a déclaré le général Grynkewich.
Et, a-t-il ajouté, «nous sommes tous d'accord sur le fait qu'il est dans notre intérêt de garantir la liberté de navigation dans les eaux internationales».
Mais la décision d'impliquer l'Otan dans une telle opération est une «décision politique», qui n'a pas été prise, a assuré le général Grynkewich.
«L'impulsion politique vient en premier, puis la planification formelle intervient ensuite», a-t-il précisé.
Le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, avait indiqué de son côté début mai que les pays européens avaient reçu «cinq sur cinq» le message de frustration de Donald Trump sur l'Iran, après l'annonce du retrait de troupes américaines hors d'Allemagne.
Mais il est resté vague jusqu'à présent sur un éventuel rôle que pourrait jouer l'Otan dans une opération visant à ramener la sécurité dans le détroit d'Ormuz.
AFP



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