L'Iran fait état de discussions avec des pays européens pour franchir le détroit d'Ormuz
Une capture d’écran extraite d’un enregistrement de l’interface du site MarineTraffic, datée du 21 avril 2026, montre une visualisation du trafic maritime dans le golfe, le détroit d’Hormuz et le golfe d’Oman entre le 18 et le 20 avril, dans le contexte d’une trêve fragile entre les États-Unis et l’Iran. ©MarineTraffic.com / AFP

La télévision d'État iranienne a affirmé samedi que des pays européens étaient en discussion avec Téhéran afin d'obtenir des autorisations pour franchir le détroit d'Ormuz, voie stratégique du commerce mondial de pétrole bloquée depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient.

«Après le passage de navires en provenance de pays d'Asie de l'Est, notamment de Chine, du Japon et du Pakistan, nous avons reçu aujourd'hui des informations selon lesquelles des Européens ont entamé des négociations avec la marine des Gardiens de la Révolution» pour traverser le passage, a annoncé la télévision d'État sans préciser les noms de ces pays.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Dans la matinée, le chef de la commission parlementaire sur la sécurité nationale, Ebrahim Azizi, a indiqué que le pays avait «mis en place un mécanisme professionnel de gestion du trafic» dans le détroit d'Ormuz, qui serait bientôt opérationnel.

«Dans ce processus, seuls les navires commerciaux et les parties coopérant avec l'Iran en bénéficieront», a-t-il souligné, ajoutant que «les frais nécessaires seront perçus pour les services spécialisés».

«La voie restera fermée aux opérateurs du projet dit de liberté», a-t-il affirmé, en référence à une opération militaire américaine temporaire visant à guider les navires commerciaux bloqués dans le détroit.

Les États-Unis maintiennent leur propre blocus des ports iraniens malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril.

Jeudi, l'Iran avait déjà annoncé que ses forces navales avaient autorisé le passage de «plus de 30 navires» chinois dans le détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal importateur de pétrole iranien.

AFP

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