Des violences pendant un match de football en Libye ont fait plusieurs blessés et se sont propagées dans la nuit de jeudi à vendredi à la capitale Tripoli, où un bâtiment gouvernemental a été incendié, selon les autorités et des vidéos sur les réseaux sociaux.
Des heurts ont d'abord éclaté en marge d'une rencontre entre les clubs al-Ittihad, équipe de Tripoli, et al-Swehly, de la ville de Misrata (ouest), dans le stade de Tarhouna, à 80km au sud de la capitale libyenne.
Le match se déroulait sans spectateurs, comme c'est souvent le cas en Libye, pour prévenir les débordements.
Mais il a été «interrompu à la 88ᵉ minute à cause d'un penalty réclamé par les joueurs d'al-Ittihad, provoquant des affrontements entre les forces de l'ordre et les supporteurs qui se trouvaient à l'extérieur du stade, selon l'agence de presse libyenne Lana.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré un van d'une chaîne de télévision incendié.
Des débordements ont ensuite touché Tripoli, devant le siège d'al-Ittihad et dans le périmètre des bureaux du Premier ministre, où un incendie, rapidement contenu, s'est déclenché dans un bâtiment annexe, toujours d'après Lana.
Dans un communiqué, le Conseil présidentiel libyen, a déploré des «incidents malheureux» après un match qui a «dévié de son caractère sportif».
Il a fait état de blessés «parmi les forces de l'ordre et les civils» mais sans donner de bilan.
Ces heurts qui ont visé le «siège du gouvernement», provoquant un «incendie criminel, constituent une grave atteinte à l'autorité et à la souveraineté de l'État», a-t-il ajouté.
«Tout sentiment d'injustice» devrait être traité dans le cadre de la loi et des règlements «et non par la violence», a encore indiqué le Conseil, précisant avoir saisi le parquet pour «une enquête immédiate».
La Fédération libyenne de football a été saisie, selon Lana.
AFP



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