Des frappes israéliennes, à une heure d’intervalle, ont visé mercredi deux voitures sur l’autoroute très fréquentée reliant Beyrouth au sud du Liban, au niveau de Jiyé.
Les flammes s’échappaient des voitures visées par les frappes qui se sont produites à une vingtaine de km au sud de la capitale. Samedi, deux frappes similaires avaient visé deux voitures sur cette autoroute dans le même secteur, malgré la trêve en cours avec Israël depuis le 17 avril.
Le porte-parole de l’armée israélienne avait lancé plus tôt un appel à l’évacuation de six villages du Liban-Sud, au lendemain de raids et bombardements violents qui ont fait 13 morts, qui viennent s'ajouter aux 380 morts depuis l'instauration du cessez-le-feu.
Alors que le Liban se prépare à de nouvelles négociations avec Israël jeudi à Washington, le chef du Hezbollah pro-iranien, qui s'y oppose fermement, a affirmé que le désarmement de sa formation ne faisait pas partie des discussions et a promis de transformer «en enfer» la bataille avec l'armée israélienne.
Celle-ci a indiqué avoir conduit une opération dans la zone du fleuve Litani et a mené mardi une frappe ayant tué deux secouristes à Nabatiyé, où ils effectuaient une intervention, a annoncé la Défense civile.
Le ministère de la Santé a confirmé la mort des deux secouristes qu'il a inclus dans un bilan de 13 morts, dont un soldat et un enfant, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du pays.
«Depuis le cessez-le-feu, 380 personnes ont été tuées et 1.122 blessées», a annoncé mardi le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, faisant état de 108 personnels de santé et secouristes tués depuis le début de la guerre.
Plus de quatre enfants ont été tués ou blessés chaque jour en moyenne durant les 25 premiers jours de la trêve, a indiqué l'ONG Save The Children.
Au total, les frappes israéliennes ont tué 2.882 personnes depuis le début de la guerre, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé.
D'après le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres tués.
Avec AFP



Commentaires