L'Iran ne devrait pas utiliser le détroit d'Ormuz pour faire «chanter» les pays du Golfe, dit le Qatar
Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed bin Abdulrahman al-Thani, s’exprime lors d’une conférence de presse à Doha, après les frappes israéliennes, le 9 septembre 2025. ©Karim Jaafar / AFP

Le Premier ministre du Qatar a appelé mardi l'Iran à ne pas se servir du détroit d'Ormuz pour faire «chanter» des monarchies pétrolières du Golfe, alors que ce passage maritime stratégique est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre.

«L'Iran ne devrait pas utiliser le détroit comme une arme pour faire pression ou faire chanter les pays du Golfe», a déclaré Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani lors d'une conférence de presse à Doha.

Le responsable qatari s'exprimait après sa rencontre avec le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan, qui a également dénoncé l'utilisation du détroit «comme une arme», selon la traduction en arabe de son intervention.

La quasi paralysie de ce détroit perturbe fortement les exportations d'hydrocarbures des États du Golfe, par ailleurs cibles d'attaques menées par l'Iran en riposte à l'offensive américano-israélienne.

Le Qatar, qui a joué le rôle de médiateur dans plusieurs conflits, notamment celui de Gaza, entretenait avant la guerre des relations amicales avec Téhéran tout en étant un proche allié de Washington.

Il n'est pas directement impliqué dans les discussions en cours entre les États-Unis et l'Iran, mais son Premier ministre s'est rendu la semaine dernière à Washington pour plaider en faveur d'un règlement rapide du conflit.

Le principal objectif de cette visite était de «soutenir les efforts diplomatiques pakistanais et faire en sorte qu'il y ait une réponse positive à ces efforts pour parvenir à une solution aussi vite que possible», a expliqué Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani, également chef de la diplomatie du Qatar.

Ankara est en contact étroit avec Doha et d'autres pays du Golfe, notamment l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït, «en particulier en ce qui concerne les négociations en cours», a souligné de son côté M. Fidan.

AFP

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